‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 24 sur 254 · Ghasles, op, cil.f p · texte numérisé non relu

Ghasles, op, cil.f p

téressé de Mouhy, celte représentation du collège de Beauyais aurait été ce que dans le langage moderne on appelle une reprise et non pas une première.

. Quant au Journal du Théâtre françoiSj qui ne s'occupe pas des divertissements privés, mais des spectacles offerts au public profane, j'y relève, sous la date de 1561, le passage suivant : « Jacques Grévin, dont la réputation étoit faite, fit remettre au théâtre de l'hôtel de Bourgogne La mort de Céaar ou la Libei'té vengée^ au commencement de cette année, les jours suivants les Esbahis^ et quelque temps après la Trésorière. Ces trois pièces eurent encore de la réussite*. » Le seul tort de cette indication, c'est de donner à la tragédie de César un sous-titre qu'elle ne portera que dans la réimpression publiée sous Henri III.

Ces succès, je devrais dire ces triomphes, n'avaient pas empêché le jeune auteur de poursuivre ses études de médecine. Cette même année 1561, il se fit recevoir licencié. Ce grade avait alors une grande importance. Le licencié pouvait se livrer h la pratique de son art; il avait, comme l'indiquait son titre, la licence d'exercer la médecine; il n'était pas nécessaire alors que le médecin possédât le titre de docteur. Les Commentaires de la Faculté de médecine nous apprennent que Grévin soutint une thèse le 14 juin 1561*. Les Commentaires contiennent précisément pour cette année 1561 une liste des licenciés de la Faculté. J'y vois figurer Grévin'. Il est également compris dans une liste des licenciandes qui, dans le cours de cette année, ont dû payer une amende pour n'avoir pas répondu en temps voulu à l'appel de leur nom : quod in tempore non responderint^ . (Je suppose qu'il avait évité d'assister à quelqu'une de ces messes que les étudiants étaient obligés par les statuts d'entendre en commun sous peine d'amende*^).

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