‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 25 sur 254 · GoiaiEU, op. cit., p · texte numérisé non relu

GoiaiEU, op. cit., p

Une fois reçu médecin, Grévin fit paraître son théâtre avec un nouveau recueil de vers, sous ce litre : Le Théâtre de Jaque$ Grévin de Clermont en Beauvaisis.... Ensemble la seconde partie de rOlimpe et de la Gélodacrye (le Privilège est du 16 juin 1561). En tête du volume se trouve un portrait de Tauteur, gravé sur bois. Le poète médecin est représenté dans le costume de son nouvel état; par-dessus la robe noire, vestis talaris^ que tout maître es arts a le droit de porter dans les cérémonies officielles, il a revêtu la robe rouge à grandes manches du médecin*; les gants qu'il tient à la main sont également un accessoire important de son costume professionnel. Autour du portrait, on lit la devise du poète : "hS* oùSgv r^V "'O^ujatto;. Ce médaillon avait été commandé au temps où Grévin soupirait pour Nicole. La devise venait bien un peu tard, comme les derniers sonnets à Olympe. Mais Grévin ne voulut pas laisser perdre ceux-ci, et utilisa le portrait. Au reste, son éditeur n'est plus Robert Estienne; le livre parait chez Vincent Sertenas et Guillaume Barbé. On y trouve cependant une longue ode à la louange de Robert Estienne* et un sonnet en faveur de VOlive (l'olive typographique, marque des Estienne'). D'ailleurs Robert Estienne était allié aux Barbé. Grévin offre ce nouveau volume à « Madame Claude de France, duchesse de Lorraine ». Il lui avait été présenté par M. de Boulin, personnage à qui il avait dédié VOlimpe. Il connaissait le médecin de la duchesse, Antoine Lepois, réputé aussi comme numismate. Dans une élégie adressée à ce médecin (qu'il appelle De Poix parce que le duc Charles l'avait anobli), il prend soin de glisser l'éloge de cette

princesse sage Qui porte un meur esprit compagne d'un jeune aage*.

La duchesse de Lorraine pouvait se souvenir que Grévin avait

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