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dû faire représenter la Trésorière lors des fêtes de son mariage. Grévin déclare que cette princesse avait <c preste sa docte oreille aux accents de sa voix ». Elle me fait espérer, ajoute-t-il,
une faveur plus ample Et qu'un jour je pourray suyrant ton bel exemple, Recevoir de sa main tant et tant de faveurs, Que mon devoir sera loyer de mes labeurs ^
Aussi met-il son César sous sa protection, car il a déjà de nombreux ennemis. « Je vous prie donc, Madame..., de vouloir défendre nostre César de tout danger et conjuration que les envieus de mon nom luy pourroyent machiner. En quoy faisant, je n'auray crainte de le revoir massacrer encores une fois.... » Le Théâtre obtint un tel succès que, dès Tannée suivante, il en parut une seconde édition.
Grévin se fît ensuite recevoir docteur en médecine. Pour acquérir ce haut grade, il fallait subir une double épi^euve. Il y avait d'abord l'acte de vespéries, ainsi nommé parce qu'il avait lieu dans l'après-midi; ensuite, l'acte final*. Les Commentaires nous apprennent que Jacques Grévin fut « vespérisé » le mars 1562, et subit l'acte final le 16 du même mois. Le président de thèse (nous le retrouverons tout à l'heure) s'appelait Millet. Je copie la mention des Commentaires : « Die Martis 9' Martii. Dnus Grévin vesperisatm fuit prxside duo Millet.... — Eadem die 16' martii Dnus Grévin factus est doctor prxside domino Millet....^ yy Plus loin, l'indication de diverses sommes qu'il a dû payer pour les deux examens et pour l'entretien de la chapelle, pro sacello*. Impossible de savoir sur quel sujet portaient les thèses, l'énoncé des sujets de thèse n'apparaissant sur le manuscrit des Commentaires qu'à partir de 1574.
2* GoRLiBD, op. cit, p. 78 et 8i.
3. Commentaires rnss» de la Faculté de médecine^ t. VU, foK 73 ▼*#