Ibid., foh 76 et
Voilà donc Grévin docteur régent, comme on disait alors, Est-ii besoin de rappeler la considération, le respect qui s'attachaient à un titre si peu prodigué? Grévin, à l'occasion, saura s'en souvenir avec une légitime fierté. Il criera à un de ses adversaires : « Avoir le nom de docteur est quelque chose, principalement quand ceux desquels on Ta acquis le donnent à juste raison.... Apprenez que c'est un honneur, lequel non seulement nourrit les arts, mais aussi lequel assurément discerne les hommes, qui sont approuvez par les républiques, d'avecque les imposteurs.... Apprenez que c'est une récompense de la vertu, laquelle est donnée à quelqu'un par le jugement et à la poursuite des citoyens : et que celuy en est digne qu'il l'a acquis par sentences et suffrages d'iceux*. » La régence conférait des fonctions et des droits relatifs au régime intérieur de la Faculté, à la gestion de ses affaires, à l'enseignement. Élève la veille, le docteur régent devenait professeur. Tous les ans, à la reprise de l'année scolaire, c'est-à-dire au mois de novembre, le doyen qui avait été en exercice dans l'année écoulée rendait compte de son administration financière aux docteurs régents, qui approuvaient ce compte. De ce chef, la signature de Grévin figure à plusieurs reprises sur les Commentaires de la Faculté* :