Ihid., p
4. Le Journal des Afairee^ Registre 10, fol. 20, 25, 3i ; Le Grand Livre des Afaires, Registre lY, fol. 85 y* et 93 t*. Cf. Mai Roosks, Correspondance de Christophe Plantin. AnYen»-Gand, 1885-1885, 1. 1, p. 121-122.
Venins (1568). Grévîn songeait-il à retourner en Angleterre? 11 offre les Venins à son ancienne protectrice, la reine Elisabeth. Il célèbre « la naturelle bienveillance qu'elle porte aux I^ettres et aux hommes qui en font profession ». Cette préface ampoulée donnerait du prix au Chant du Cigne.
Enfin, le musée Plantin-Moretus possède un très curieux souvenir du passage de notre auteur à Anvers : un exemplaire du Théâtre où Grévin a revu et corrigé de sa main les pièces composant le théâtre proprement dit, c'est-à-dire la tragédie et les deux coinédies, en y ajoutant la Pastorale*. Grévin a couvert chaque page de nombreuses annotations qui témoignent de son souci pour l'amélioration du style. Évidemment il préparait une nouvelle édition de ses œuvres dramatiques, et il se disposait à confier à Plantin le soin de cette réimpression. Ijes événements Tempèchèrent de mettre ce dessein à exécution.
Pendant qu'il était absent, ses ennemis à Paris profitaient de son éloignement pour intriguer contre lui et travailler à sa perte.
Assistons, pour les voir à l'œuvre, à l'assemblée annuelle de la Faculté de médecine tenue le 6 novembre 1568. Les docteurs régents sont réunis dans cet hôtel de la rue des Rats*, aujourd'hui, hélas! si déchu de son ancienne gloire. Contemplons un instant ces personnages à mine austère, et n'oublions pas que nous avons affaire à des hommes de Renaissance, c'est-à-dire que sous ces graves visages, sous ces robes vénérables, se cachent d'âpres passions, d'opiniâtres ressentiments. Nous trouvons comme doyen une de nos connaissances, Jacques Charpentier,
1. Bibliolhèque du Musée Planlin-Moretus, à Anvers. Réserve, 90. Voir plus loin, Il l'Appendice, le tableau complet de ces Variantes.