LOYS, RICHARD
T bienKichdrd^qucllenûUUelle
Apportes- tu de ma Cruelle f
\eult-elle docque eftre toupouft
Ainjtpdoureup en fis amours t Richard.
lAopeur^ecroy queUpaUureete
Sans aucun repos uous fiuhé'itte
Intrefis bratjtouUx u»^ mieux!
Loys.
lepenfe moy e^ue tout les Dieux VrenttetttpUtlIr en mon martire:
InxffimnKHi mvn wul emptref C^r u: vinf /fp^n nr^ ^/^* %Ms i 9 Ui§sf $ Héum€ f Ph tu r ^^ao. lu vc^z^ <jy ot /^iC*/7«^ ^
Non vort, monpeur^i'ityejperdnee Que nous en aurt:: ioMlJanee tnpeu de temps- Laiffe\ moyfaire^^ e' tflmwivffiii.dwn njfui i£4r ^"^^7 f^ Bfèfém fi bien mon deuoir. a/^^ 4erM^
Qm^fméiUùufuumleuatne^oir ^ Oii bCt^j ^/^ Trompe ma trop grande conflanu ^
Â4è4mkeitéiMit^impuifjdneem ^t-A T^tj^ yzi^^^è^tr^ ^ m
Richard.
Vrayment une telle beautc Abienunamani mérité: ^
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Une page de l'exemplaire d'Anvers (Fac-similé de récriture de Grévin).
de Clerraont en Beauvaisis : il inaugure à la fois Tannée et ses fonctions. Grévin n'est pas 15. Un des assistants, nommé Rousselet, prend la parole en son nom et présente pour lui une requête à l'assemblée. On doit à Jacques Grévin des droits, jura^ c'est-à-dire une somme d'argent, sans doute à raison des leçons ou lectures faites par lui aux étudiants (ce qui indique, pour le dire en passant, que son activité se répandait même dans l'enseignement professionnel). Comme il se trouve absent, ne pourrait-on pas payer ces droits à sa femme? (Ainsi, il est marié à cette époque.)
Solliciter une faveur sous le décanat de Charpentier, cela, de la part de Grévin, tenait de la témérité. Le doyen refusa. « Chacun fut de l'avis de Monsieur le Doyen. » On fit plus : quelqu'un proposa une mesure qui, dans la généralité de ses termes, ne visait que Grévin, ou le visait surtout, et cette mesure fut adoptée. Je cite le texte des Commenlaires^ tel qu'il a été rédigé par Charpentier lui-même ou sous sa dictée : « Eadeni die, d. Roimelet proJa[coho] Grevino absmte postulavit, ntjura omnia uxori persolverentur ; sed, qmim hic abesse viderelur, quod a vetere religione catholica et romanay ad cujus professiomm omnes Régis edicto et Academix decretis tum invitabantur, animo abhorreret, hoc illi denegatum est, nisi prim is, cujus nomine hoc postulabalur, conceptis verbis juraret in eam fidei catholicx et romanx formulam, quam universa Academia a theologorum ordine acceperat nohisque prxscripserat. Cum veto d. Le Conte pro snx) in eamdem religionem animo adjecisset xquum videri, ut idem statuer etur de iis doctoribus medicis, qui prxsentes in urbe nondum erant professi, placuit hos ad id vocari; quod si récusarent, omnibus nostri ordinis fructibus privari : imo doctorum^ quos régentes vocant, albo expungi\ » Le refus est bref : hoc illi denegatum est. Mais de quel dédain Charpentier enveloppe ce refus! Est-ce que celui pour qui l'on fait cette demande fil ne
1. Commentaires mss, de la Faculté de médecine, t. VII, fui. 172.
veut même pas prononcer le nom de Grévin) ne se trouve pas absent pour cause d'hérésie? Qu'il fasse d'abord profession de catholique romain; on verra après. Et quand un partisan du doyen propose d'exiger le serment religieux de tous les docteurs présents à Paris, pour arriver ainsi à une revision du tableau des docteurs régents, avec quelle perfidie Charpentier va accueillir une motion (}ui lui permettra de consommer sa vengeance particulière en la colorant des apparences d'un zèle respectable pour les intérêts généraux! Cependant on dresse, comme tous les ans à pareille époque, une liste des docteurs régents de la Faculté. Bien entendu, Grévin y figure encore. Mais c'est la dernière fois. Dans le compte-rendu de la séance qui se tient l'an d'après, le 10 novembre 1569, une brève mention nous apprend que l'épuration a eu lieu : « ... Qua die pro more recitata sunt namina eorum qui pro doctoribm regentibus haberentury ex decreto Facultatis expunctis omnibu^s qui religionem catholicam, apoHlolicam et romanam noluerant profileriy eoque nomine ab urbe aberanV ». Puis on rédige la liste des docteurs. On y chercherait en vain le nom de Grévin. L'exécution est accomplie. Charpentier est satisfait. Les preuves d'orthodoxie exigées par lui continueront à l'être par ses successeurs avec une rigueur qui gênera parfois la Faculté elle-même*. Au siècle suivant, les instances du roi Louis XIII en personne ne pourront la décider à ouvrir ses portes à un protestant '.
Cette sorte de capiti$ deminutio n'empêchait pas un médecin d'exercer sa profession, pour laquelle le doctorat n'était pas exigé. Aussi Grévin, quand il donnera les Portraicts anatomiques (1569), les signera-t-il « Jacques Grévin, de Clermont en Beauvoisis, médecin à Paris ». Encore faut-il remarquer que le livre paraît sans dédicace, sans liminaires, comme honteux. C'est qu'une telle exclusion avait une portée morale.