Discours sur V Antimoine, fol. 26. Cf. fol. 53 v
interne des préparations d'antimoine comme une pratique dangereuse.... On eut égard à ses remontrances; Tantimoine fut banni de la médecine par un Décret de la Faculté de Paris que le Parlement confirma* ».
Launay ne se tint pas pour battu. Il fit paraître, à la fin de Tannée 1566, la Responce au Discours de maistre Jacques Grevirij Docteur de Paris, qu'il a escript contre le livre de maùtre Loys de VAunay, Médecin en La Rochelle, touchant la faculté de r Antimoine. Il dédiait cette Responce à Jean-Baptiste du Mesnil, avocat du roi au Parlement à Paris. Ce magistrat, dont Loisel fait le plus grand éloge, avait occupé le siège du ministère public dans le procès de l'antimoine, et nous apprenons par la dédicace de Launay qu'il avait conclu à un renvoi de l'aflaire pour un supplément d'information. Enfin, les poètes du crû viennent cette fois encore à la rescousse dans les liminaires du volume. Il en est d'inconnus : Petrus Renaldius, déjà nommé ; le poète latin qui signe : I. L. R., et un poète français nommé Bessart. Deux autres ont laissé quelque trace : le sieur de La Guillotière, « gentilhomme bas poictevin », et Pierre Bouchet. Robert Ribaudeau ou Rivaudeau, seigneur de La Guillotière, était un protestant anobli sous Henri II par une charge de valet de chambre du roi. Il épousa Marie Tiraqueau, fille du célèbre jurisconsulte, et en eut un fils, André Rivaudeau, auteur d'une tragédie d*Aman. Pierre Bouchet, qui fut lié avec le père de Ronsard*, a traduit en vers français la Pandora, poème latin du saintongeois Jean Olivier, évêque d'Angers, traduction qui parut à Poitiers en 1548. Connus ou inconnus, ces amis de Launay rivalisent de violence envers Grévin. Il ne suffit pas à Bessart de lui reprocher d'être hérétique. Les ignorants, ajoute-t-il.
Comme pourceaux souillez en leurs bourbiers treshords Mesprisenl d'Orient les plus riches thresors : Ce que tu fais, Grevia....
i. Eloy, op. «7., t. II, p. 385.