‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 50 sur 254 · Cicéron, De Oratore, I · texte numérisé non relu

Cicéron, De Oratore, I

orienta ces ouvrages, leur refusait tout mérite poétique S et Haller leur dénie toute valeur médicale. Les Thériaques ne sont, dit-il, qu'un fatras, « longa, incondita, et nullim fideifarrago)^. FdiirvLS aussi le second poème : « destcriptio vixulla»..y magna farra^o etincondita plantarum^ i> . Haller ne tenait pas assez compte de l'état de la science à l'époque où écrivait Nicandre, et le jugement porté sur celui-ci a paru trop sévère aux médecins de nos jours, qui ont relevé dans ses poèmes des particularités zoologiques réellement intéressantes, et qui le considèrent comme un naturaliste très savant pour son temps*. Quant à l'appréciation qu'il convient de réserver à sa poésie, on doit peut-être, en tenant compte des difficultés d'un sujet technique, se garder de la sévérité de Plutarque et de l'enthousiasme de Scaliger, qui célèbre Nicandre dans les termes les plus pompeux et le compare (idée assurément originale) à Lucain*. Il faut remarquer à ce propos la vogue singulière qu'obtinrent au xvi* siècle les opuscules du médecin grec. Aide Manuce en avait donné l'édition princeps en 1499, à la suite du livre de Dioscoride, De materia medica. En 1523, ils parurent séparément, chez Aide, avec des scholies. En 1531, Jean Lonicer en publia à Cologne une traduction en prose latine. Peu après, un médecin allemand, Euricius Gordus,fit une traduction en vers latins des Theriaca et des Àlexi-pharmaca^ éditée à Francfort-sur-le-Mein en 1552 (et rééditée dans les Opéra poetica du même auteur, Helmstasdt, 1616, p. 66-129). D'autres traductions suivirent, que je note au passage : traduction en vers latins des Alexipharmaca seulement par Jean de Gorris (Paris, 1549); — traduction en vers latins des Theriaca seulement par le médecin espagnol Steve ou Estève (Valence, 1552) ; — traduction en vers latins des Theriaca ^ par Jean de Gorris, avec une réédition delà traduction précédente des

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