Keniw. p
Toxica ^elolijpo dcilil twor mœcha marilo.
Hix mtit ad mortem credidit eue datiim.
MiKuU aigenli letalia pondéra vivi,
Cogerel ul celeiem rh gcmtnata nceem.
Dindat h.rc li t/ui*, (nriunl diicrHa renenuin;
'Aniuloltim sumet, i/iii toriclala bibet.
Erijo, inler lete dum twxia poculu cerluiU,
Cet.sH Mali» noxa sahilifeiif.
l'rotÎHui et vacuug ahi peliere receitut,
Lubrica dejectis qua via imlii c'tbU.
Quam pin cura Deum.' piodfKt cntâelior nxor-,
Kl. ifuuin fala voliinl, bina venena juviint. S. Venii.s, p. 89.
j. VeHint. p. I!)l, IKi, 38.
— lis —
chien enragé ont esté compris en une response faicte aux calomnies d'un mesdisant, en ces vers :
Relirez-vous arrière, à fin que voslre veue Ne se souille, voyant une beste inconnue'.... )>
Les dix-huit vers rapportés en cet endroit sont extraits de la Bespome aux calomnies, pamphlet anonyme de Grévin contre Charpentier'. Grévin n*a rien alnliqué de ses rancunes. Il aime îi se souvenir de Charpentier, en passant en revue les hèles malfaisantes.
Cinquante-cinq figures illustrent Touvrage. Plantin avait commencé l'impression des Venins au mois de novemhre ISGri. H reprit le travail en juillet 151)7 et l'acheva le mois suivant, (ieoffroy Balin ou Hallain, artiste de Paris, en dessina les planches, Jehan de Gourmont les grava sur hois. Nous avons sur ces divers points le témoignage des regislies de Plantin'. Deux lettres de celui-ci à Pierre Porret nous mettent au courant des retards que suhit l'apparition du volume : « D'Anvers, ce 7 juillet 1567.... Vous voyés par ces feilles que j'ay commencé le livre de M. Grévin, de si long temps délaissé, faute de papier, dont grâces k Dieu, j'espère doresnavent avoir assés, pour le moins auUmt et plus que je n'en pourray payer, si la vente ne me soulage mieux d'un coslé ou d'autre, pour continuer les ouvrages que je pourois entreprendre, soyent in-8" ou in-P commun. Je vous prie faire mes recommandations et excuses audit sieur G)*evin, et luy dire que j'espère de continuer à son livre lant <{u'il soit achevé, et que je suivray à mon pouvoir ses advis et luy envoyeray des feilles le plus souvent (jue je pourray*. » Kl peu de temps après : w J'ay commencé le livre de Grévin
i. Venins ^ p. i(î7.
"2. Response aux calomnies, p. 5-6.
5. Le Journal drs Afaires (nis. cité), Regislce III» fol. '25; fol. 31. 4. Max Rooses, Correspondance de Christophe Plantin, Anvers-Gand, 1883-1885, t. I, p. 121-122.
que je continue à mon pouvoir. Si Samon est tant fascheux, je vous prie faire avec Balin qu'il veille s'aider d'autres leclrcs jà faictes par cy-devanf, et m'achever les cadeaux commencés tellement quellement, le plus tost qu'il sera possible* ».
IjG traité de Grévin fut reçu comme un travail de haute valeur. Sans doute il présentait le dernier mot de ce que la science de l'époque connaissait ou croyait connaître sur cette matière. On ne parla plus de poison sans citer Grévin. Muret, commentant le premier livre des Amours de Romard et trouvant dans le sonnet CXLIX une comparaison tirée des effets contraires de deux venins qui se neutralisent*, dit dans sa note : « Voyez Nicandre et son commentaire de Grévin ». Le succès de l'ouvrage s'étendit hors de France. Un médecin d'Augsbourg, Jérémie Martius, en entreprit une traduction latine. Nous possédons à ce sujet deux curieuses lettres de Plantin à Martius, écrites en latin. Par la première, Plantin mande au médecin allemand qu'il a appris avec plaisir son projet de traduire les Venins de Grévin, et qu'il imprimera l'ouvrage aussitôt qu'il en aura reçu la copie : « 9 jnlii 1568. — Clarissimo Dociissimoque D. Ilieremix Martio Augustano ynedicinx doctori. — Bhias tuas ejusdem argumenti accepi, vir darissime, utrique vero variis a redilu nostro e Gallis occupatus paucis respondere cogor. Quod Jacobi Grevini noslri librum de Venenis latine reddidcris est mihi gratissimum, eumque lahorem multis ulilcm fore non duhilo. Proinde me, ubi miseris cxcmplar versionis tux, prxlo submissnrum, Deo favente, polliceor. Quod si ad nundinas gtiadragcsimales cupias emiiii, curare debes ut in ipsis nundinis proximis vel panlo post exemplar versionis tux nobis reddatur. Scis elenim. ni fallor, nos hic niliil prorsus imprimere ulla lingua, nisi prius a doctoribîis ad hoc offîcium ab aula destinalis perlectum approbaiumque sit, Tuum iiaqne erit curare ut mature possimus habere. Vale, Domine observantissime, — Anl-