H. Martius, De VenenU^ p
grxci, s'excuse, en ce qui concerne les Théria/fiies, de n'en donner (jue le lexle grec, sans traduction latine en regard, contrairement à sa méthode. Je n'en ai pas, dit-il, de traduction littérale, mais on trouvera à la suite une excellente traduction en vers latins par Jacques Grévin : « Cum nulla nobis de verbo ad verbum versio suppeleret, grxcum textum hic libi solum damm. Ne tamen hac in re officium erga te nostrum mamum videretuvy Jacobi Grevini medici et philoaophi Parisiensis doctlssimi rersibm latinis translationem subjwmmusj qui etsi xapà 77ÔS0C grxcis non respondeant, sunt tamen tam élégantes eteruditit mentique Nicandri ila consoni^ ut ipsi etiam Ligurino Momo facile salisfacere possinl \ » La traduction des Thériaques ainsi vantée est celle qui termine le volume de Martius :
ReplUiumf qrne dente nocent, icluque^ ferarum Tum varias formas^ tum noxia vulnera, quis hae Incauios peinrnant homines..., etc.
Donc, pour Lectius, ces vers appartiennent à Grévin. Chose bizarre : Lectius, venant ensuite aux Alexipharmaques de Nicandre, donne en regard du texte, sans explication, une traduction en vers latins différente de celle qu'on lit dans le volume de Martius. Par conséquent, nous voilà déjà sûrs que Fabricius commettait une erreur en imprimant, dans la première édition de ^uBibliotheca grxcUj que les deux poèmes latins rapportés par Lectius sont, le premier comme le second, l'œuvre de Jacques Grévin', opinion que partagèrent d'autres bibliographes, notamment Jean Rhode'. Lectius lui-même n'en disait pas tant, et n'attribuait à Grévin que la première traduction. Pour le dire en passant, on s'ex|)lique d'autant moins cette inexactitude de Fabricius, qu'il n'ignorait pas l'existence de la version de Jean de
1. Lectius, Poetse Grœci veleres carminis heroici scripiores, Genève, 1606, t. I, p. 637.