‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 7 sur 254 · Ibid., t. IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, p

8. Ibid.. t. YI, p. 77. Cf. Moréri, Dictionnaire historique, y' Grévin, ^ qui copie BaiUeU

le désir de placer Grévin parmi ses Enfants devenm célèbres par leurs études et par leurs écrits. La précocité de Grévin, en un siècle ou des exemples autrement surprenants ne furent point rares (qu'on se souvienne d'Âgrippa d'Àubigné et de La Boétie), reste assez grande sans qu'il soit nécessaire de l'exagérer encore. En réalité, ni la date de 1541, ni celle de 1540, qui a généralement la préférence des biographes modernes, ne saurait s'accorder avec ce que nous dit Grévin lui-même dans un sonnet duquel il résulte nécessairement qu'il avait plus de vingt et un ans en 1560*. Chose singulière : Colletet, toujours si bien informé, commet à son tour une erreur en faisant naître Grévin en 1539, « ce que j'infère, dit-il, de son portrait qui est à l'entrée de ses œuvres et dont la planche mesme estoit heureusement tombée en ma possession ». Au-dessous de ce portrait, on lit l'inscription suivante : la. Grévin. — an. xt. XXIIL Colletet n'a peut-être connu que l'édition de 1562. Mais le portrait orne déjà l'édition de l'année précédente; et si Colletet l'avait regardé avec soin, il aurait vu qu'il porte en haut la date de 1561. Voilà un renseignement décisif: âgé de vingt-trois ans en 1561, Grévin naquit, par conséquent, en 1538. Sa famille était de condition modeste'. Son père, marchand drapier', mourut ne laissant que peu de bien*, et Grévin fut élevé par sa mère ^ Il parle aussi dé deux oncles, Jacques Grévin, à qui il a adressé une de ses premières poésies •, et Pierre de Prong, dont il chérissait la mémoire comme celle d'un bienfaiteur et d'un « second père » \ Dans l'ode qu'il a écrite en souvenir de ce parent vénéré, l'ode Pour le tombeau

1. I, 52, V. 14 : Eq ran vingt et uniesme après que je fus oé....Gf. II, 23*5, t. 25, et Ronsard, éd. P. Bl., VI, 315, ▼. 2.

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