II, 2, V. 2>i-5l; 3, v
dictateur et son lieutenant sur les avantages respectifs de la mansuétude et de la rigueur. César souhaiterait de tenir son pouvoir de l'affection :
Je veux me faire aimer de Rome et de mon fils, Et, conquérant des coeurs vaincus par ma clémence. Voir la terre et Brutus adorer ma puissance.
Grévin :
La douceur sied bien mieux pour finement combatre Le cueur audacieux d*un peuple opiniastre*.
Antoine professe l'opinion contraire :
La bonté convient mal & ton autorité ; De ta grandeur naissante elle détruit l'ouvrage. Quoi! Rome est sous tes lois et Gassius t*outrage ! . . . Il faudrait être craint : c*est ainsi que l'on règne.
Grévin :
Ouy, mais si la douceur n'y est la bienvenue, La puissance sera par force maintenue...
Et or vostre grandeur ne peult-elle suffire Pour dessus les Romains eslever un empire* ?
(Plus haut, Voltaire s'était déjà souvenu de Grévin pour les paroles qu'il mettait dans la bouche d'Antoine cherchant à rassurer César par le tableau de .sa popularité : '< César, lu vas régner; voici le jour auguste,... etc.' »).
Au second acte. Voltaire commet une erreur historique dont Shakespeare se garde bien, et qu'il a trouvée toute faite chez Grévin. Dans Shakespeare, comme dans Plutarque, c'est Cassius l'instigateur et le vrar chef de la conspiration : c'est lui qui