‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 91 sur 254 · Il, 18, ▼. 10;v · texte numérisé non relu

Il, 18, ▼. 10;v

GréTio :

Il faolt, 3 fanlt qii*3 meure Par ma main vangeresse, et ores qu'en mesme berne Je liaxarde ma vie es mains des ennemis :

Car œlay meort heoieux qui meort pomr son pays... C'est assez, c*est assez pnisqoe avons arreste Moorir on rachepter Tantique liberté^

Enfin, quand Cassîus émet Tayis qu'on ne deyraît pas s'en tenir à la mort du seul César, je ne puis oublier que le Cassius de Grévin propose avec la même chaleur de faire disparaître Antoine et « tout ceste vermine », ainsi qu'il appelle les partisans du dictateur. Au DI* acte, l'imitation devient flagrante. Nous voyons César, qui ne figure pas dans l'acte III de Grévin. Mais il ne fait ici que rééditer les sentiments que Grévin lui prête dans ses actes I et II. Il prédit les conséquences de sa mort :

Rome, qui détruit tout, semble enfin se détruire : Ce colosse effrayant, dont le monde est foulé. En pressant l'univers est lui-même ébranlé.

Grévin :

Toy Rome qui as fait tout un monde trembler, A ce monde tremblant tu pourras ressembler...

... L'horreur de ton fardeau A ton beur et ton nom servira de tombeau'.

n faut se borner, et je ne puis qu'indiquer des passages qui méritemient d'être conférés en entier. Je passe sur la scène entre César el son confident Dolabella, qui, remplaçant ici Calpurnie, tente d'empêcher César de se rendre au Sénat, lui rappelle les présages sinistres, et se heurte au tranquille courage du dictateur qui aime mieux « mourir que de craindre la mort' ». Je cours

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