‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 126 sur 262 · Ibid., V. 45-48. Cf. I, 18, v. 34; 185, v · texte numérisé non relu

Ibid., V. 45-48. Cf. I, 18, v. 34; 185, v

7. Voir le poème inlitulé La Truite, dans Les Plaisirs de la Vie rustique et solitaire, par Claude Binet, Paris, 1585. Cf. Loisel, op. cit., p. 221.

dans sa minutieuse description : « Hi duo fluvioli (les deux bras supérieurs du Thérain) coiwurrunt atque con/luunt, et aquas suas penniscentj abundantque troctis et cancris\ »

Enfin, les villes : Beauvais et Clermont. Grévin vante leur situation, celle de Clermont surtout, car il ne dit qu'un mot de Beauvais, et cet éloge du Beauvaisis est en somme un éloge du pays clermontois. Mais, hélas! ici nous n'avons plus affaire aux divinités mythologiques ; nous trouvons les hommes, avec leurs passions, leurs rivalités mesquines (je parle, bien entendu, de Clermont au \yf siècle), et tout le mal qu'ils se donnent pour éviter de passer en paix les quelques années qu'ils ont à vivre :

Païs beneit, et ville plus heureuse, Si dedans toy discorde malheureuse N'eust espandu la couppede Pandore'....

Cette conclusion attristée fait songer h la description antithétique que La Bruyère tracera de la petite ville % si séduisante lorsqu'on la voit de loin « comme peinte sur le penchant de la colline », si déplaisante quand on y pénètre, et qu'on fait connaissance avec les querelles, la méchanceté, la médisance, et, pour parler comme Grévin, la « rongeante jalouzie » de quelques-uns de ses habitants.

Au bas de Clermont jaillit une source qui verse à la rivière prochaine le tribut d'un clair ruisseau. Grévin a chanté la Fontaim du Pied-du-Mont, Dans cette pièce, qui figure parmi ses OdeSt on doit voir un de ses premiers essais ; il y fait allusion à un amour qui semble avoir précédé celui d'Olympe*. Il

1. Papirk Masson, Descriptio fluminum Galliœ. Paris, 1618, p. 321. Cf. Loisbl, op, cit., p. 24.

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