‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 127 sur 262 · Descrip., v · texte numérisé non relu

Descrip., v

3. La Bruyère, De la Société et de la Conversation, ïi^-'M). 1. I, 182, V. 5-8.

suflil de coiislaUT la laihlesse de celle composition. Que raiit«Mir ne senle pas, comme le poète moderne, tout le charme

d'une eau qui chemine A flots purs sous le fr.iis lilas*,

cela pour son époque n'a rien qui puisse surprendre. Mais les idées manquent vraiment trop d'élévation. Horace savait gré à la fontaine de Bandusie de désaltérer les troupeaux. Grévin ne songe qu'à remercier son onde cler mon toise des services qu'elle lui rend quand il a soif ou qu'il veut se baigner. Il rapporte en termes obscurs une origine fabuleuse de la fontaine. Il emploie un style plat et maniéré. Il abuse (défaut qu'il évitera par la suite) des diminutifs à la mode : « ma petite ondelelle, ma petite fontainette ». Il risque « Tonde chasse-brasier. » Il imite Ronsard*, sans égaler son adresse. Il se montre toutefois poète dans le goût de l'époque, quand il voit le chœur des Muses se jouer dans cette retraite :

Lon oit aussi sur tes eaux, Gazouillant dans les ruisseaux, Souvent les sœurs Castalides, Souvent les neuf Libetrides Se promener à loisir Et y prendre leur plaisir, Arrondissant leurs carolles Souvent sur tes rives molles \

On n'en finirait pas si on voulait relever dans Ronsard et ses contemporains tous les passages de cette sorte. Aux hommes de la Renaissance, la nature apparaissait comme peuplée par les divinités antiques*. Surtout ils considéraient les sources comme

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