‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 128 sur 262 · II. — Poésie de circonstance et de cour · texte numérisé non relu

II. — Poésie de circonstance et de cour

Les Regretz de Charles d'Austrkhe empereur^ cinquiesme de cenom^, imprimés en tête de la Z)escn/?fîo?i du Beauvoisis, furent composés ou du moins terminés après celle-ci. Le privilège pour l'impression des deux poèmes remonte à février 1557, mais les Regretz parlent de la prise de Calais (janvier 1558) ; Grévin dut les achever à cette date, que porte du reste Tépître dédicaloire. Il ne faut pas nous attendre à ce que le Charles-Quint de Grévin parle de Tempire et de la vanité du pouvoir souverain avec l'emphase brillante que l'auteur à'Hernam prêtera à don Carlos, ni à ce qu'il déplore les amertumes de son déclin avec la grâce un peu mignarde qu'Alfred de Musset, dans une pièce peu connue, attribuera à son Charles- Quint au monastère de Saint'Just'\ Du moins son monologue ne manque pas d'intérêt, sans mériter les éloges hyperboliques de l'ami inconnu qui s'écrie (dans une pièce latine signée I. D. T.) :

Media y Persisy Arabs, Hebrsei, cedite Graii; Vincit Jacobus Grœvimis eloquio....

Le discours de l'empereur est aussi un chant du cygne :

Sur le sablon, près la rive escumeuse, Le cigne blanc, prochain de mort hideuse, Sentant le traict dont sa vie est attainte, Pour tout soulas soupire une complainctc*.

Page 1