Regretz, v
— 20i — Ainsi fait remperciir Charles c< au reciuz hermilage », c'està-dire au inonaslèrc de Saint-Just. Il repasse sa vie. Ce qui cause ses regrets, c'est d'abord le remords qu'il éprouve pour les moyens déloyaux (ju'il a mis plus d'une fois au semce de sa j)olilique, « mille bouccons et mille trabisons' »,et la félonie de sa conduite en mainte circonstance. Il s'accuse de son ambition. J'ai trop voulu, dit-il, « prendre du mien et d'autrui davantage'. » L'î'«ge, la faligue, la désillusion ont vengé la France :
Prenez, François, ce tardif repentir
Pour tous les maulx que vous ay faict senlir^.
Mais ce qui désole surtout l'empereur, c'est le souvenir des défaites que lui a infligées le roi François, « l'Hercule François »,
Devant le(|uel sa plus grand' gloire fond Comme au soleil les neiges sur un mont*,
et le vieux monarque redoute que le roi Henri, « vangeur de ses ayeulx », ne fasse subir de nouveaux désastres à son fils, entre les mains de qui il semble craindre que le sceptre d'Espagne ne se trouve trop pesant. Metz a résisté. Renty a été fatal aux Impériaux. Vaincus à Saint-Quentin, les Français ont repris Calais, succès qui compense aux yeux de l'empereur la défaite de Montmorency et de Saint-André : et c'est bien ainsi, en effet, que l'opinion publique avait jugé en France les deux événements ^ Pour finir, une invocation :
0 terre, ô ciel, rccepvez ces douleurs, Terre arrousee au ruisseau de mes pleurs.