‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 148 sur 262 · I, 54, V. tjrj · texte numérisé non relu

I, 54, V. tjrj

6. Il, 2-41, V. 5. Cf. Llcrkce, IV, UJo(j ■ Liens ctuin vtvcscit cl inreterascit alendo.

une allusion à un passage de l'Enéide* ; — une allusion au roman d*IIéIiodore\ un ancien aussi, à sa manière (Grévin le connaissait par la traduction d'Amyot) ; — enfin des imitations heureuses, d'autant j)lus heureuses (ju'elles sont moins serviles. Une réminiscence lointaine de Catulle (Ut /los in septis secrelm nascitur ho7His^) ne revit-elle pas dans les vers où Grévin chante les grâces pudiques de sa jeune maîtresse?

Le ris de ma maistresse est un printemps de roses De boutons, et d'œillcts, et sa chaste beauté Représente à mes yeux la dialeur d'un Esté, Alors que sur les champs sont les grappes descloses*

Anacréon l'inspire plus directement. Publié en 1554 par Henri Estienne, avec une version latine en vers, traduit en français par Remy Belleau en 1556, Anacréon séduisit les hommes de la Pléiade, que son souvenir hante fréquemment. Grévin n'a pas refait, après Ronsard, V Amour mouillé. Il se contente de traduire librement le début de la célèbre ode III : MeTovuîCTtot; 7:oO' wpai;\... Mais, comme Ronsard, il s'est inspiré de l'ode XIV : eéXo), 0£>.ù) (^ikrifjxi... pour tracer un gracieux tableau. Tandis que Ronsard suit pas à pas l'auteur grec, Grévin, modifiant la mise en scène, imagine que l'Amour, qui se trouvait las et ne pouvait plus voler, a laissé tomber sur l'herbe son carquois et son arc :

Je vay tout curieux pour sçavoir que c'estoit, Je levé le carquois : mais luy qui m'ajrucstoit. Se sentant oiTensé vint la teste baissée.

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