‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 152 sur 262 · PiÉRi, op. cit., p. lU · texte numérisé non relu

PiÉRi, op. cit., p. lU

La voilà, la véritable salire Contre le Pétrarquisme. Des auteurs de ce temps, qui tous cherchèrent dans l'amour une source d'inspiration, s'en trouverait-il un seul (jui l'ait conçu comme un sentiment prompt, profond, impérieux, montant du cceur aux lèvres et s'exprimant sans parure, s'il le faut, en tout cas sans souci de briller, d'imiter ou de traduire? Un jour viendra où le poète ira plus loin encore, où la passion s'emparera de lui, le dominera et l'étreindra, au point de le laisser haletant et muet :

Mais j'ai souffert un dur martyre, Et le moins que j'en pourrais dire, Si je l'essayais sur ma lyre, La briserait comme un roseau*.

B. — Petites pièces

Les petites pièces mélangées aux sonnets comprennent 14 « Chansons », 5 « Yilanesques », 4 ce Baisers », 5 « Amourettes » et une « Pyramide ». On peut y ajouter un acrostiche, dans la Gélodacrye^, De plus, l'auteur a réuni sous le nom de Jeux Olimpiques, après la première partie de VOlimpe, des « Olimpicns », pièce unique écrite en forme de stances, el deux Chansons\

Sous n'importe quel titre, c'est toujours l'amour d'Olympe qui fournit le sujet. (La Pyramide consiste, comme son nom l'indique, en une pièce de vers de différents mètres, allant progressivement du vers de trois syllabes à l'alexandrin. On lit dans les encyclopédies que « la villanelle fut mise à la mode en France au wi"" siècle par Grévin* ». Ronsard, à la vérité, n'a rien écrit

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