‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 175 sur 262 · Du Yerdier, V" Jean Sambucus · texte numérisé non relu

Du Yerdier, V" Jean Sambucus

Grévin :

Bien que la nature des choses Soit dissemblable, toutefois Leur accorda nro tu cognois, Lorsqu'cnsemble tu los composes.

Y a-t-il choses plus contraires Que celles dont est composé L'anlidot dont l'on a usé Contre le venin des vipères?

Toutefois une médecine En est faite, qui a vertu De rendre un poison combattu Par sa force qui est divine ^

Samjjuciis (sous le titre : Res hmnanx in summo declhiant)

In medio lihral Phœbus dum lamina cœloy

Dissolvit radiis, qnœ cecidere, nives.

Cura res hitmanœ in summo stant, sœpe liquescunt :

Et nihil seternum^ quod rapit atra dies. Niljuvat ingénies habitnre palatia Reges,

Conditio miseras hœc eademque manet.

Mors œquat cunctos, opibus nec pareil in horaniy

Verbaque dum volitanty.ocyus illa venit.

lieu y leviter venins pellil nos omnis inermes,

Concidimns cilius quam levai aura rosas.

Grévin :

Lorsque Phébus est au plus haut des Cieux,

La neige fond soubs son œil radieux ;

Ainsi fortune, au plus haut advancee,

Sans y penser, est souvent renversée ;

Et tout cela, que la mort peut dompter.

N'est suffisant pour toujours persister.

Bien que les Hois aux grands palais demeurent»

Si faut-il bien qu'à la parfin ils meurent.

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