‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 176 sur 262 · Du Verdier impiiinc « qui est battue »; erreur évidenl · texte numérisé non relu

Du Verdier impiiinc « qui est battue »; erreur évidenl

La mort égale à chacun se conduit ; Un riche Roi, comme un pauvre, elle suit, Et vers chacun plus subit elle vole Que ne fait pas une viste parole.

A chaque vent nous nous sentons poussés. Et plus subit nous sommes renversés, Qu'à la chaleur d'une grande lumière Ne se flétrit la rose journalière.

Adrien le Jeune, en latin Adrianus Junius, s'appelait de son vrai nom De Jonghe. Ce savant hollandais (1511-1575) était, comme Sambucus, polygraphe et médecin. Après avoir habité l'Angleterre et le Danemark, il se retira à Harlem. Lorsque les Espagnols prirent celte ville en 1575, on pilla sa bibliothèque, oïl il avait rassemblé les matériaux de divers ouvrages qu'il se disposait a publier. Le chagrin qu'il ressentit de cette perte le conduisit au tombeau. Bayle l'appelle « un des plus savants hommes de son siècle* », et Foppens, dressant la liste de ses ouvrages, dit de lui : « Qiio nùmine doctorum omnium admirationem laudemque meruit, atque ingenii tam varii variis editis monumentis, xternam sibi memoriam comparavit*, » Planlin imprima ses Emblemata en 1565 (il y eut par la suite d'autres éditions). C'est un volume semblable à celui de Sambucus, sauf que les Emblèmes sont beaucoup moins nombreux (58 sujets seulement), et que le commentaire placé au-dessous de la vignette consiste toujours dans un quatrain, dont l'auteur varie le mètre à chaque page. D'après MM. Ruelens et de Backer, Plantin aurait donné de la traduction de ces Emblcmes par Giévin diverses éditions, portant les dates de 1568, l5Gi) et 1575'. D'autre part, j'ai sous les yeux l'exemplaire que possède la Bibliothèque nationale : il est de 1570. Le nom de l'auteur ne figure pas au titre. (Les Emblesmes de S. Adrian Le Jeune, Médecin et Historien des

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