JoDELLE, éd. M.-L., I
trois endroits, deux rimes accouplées masculines se suivent, en un autre endroit deux rimes accouplées féminines. Enfin on trouve un vers sans rime*. » Lorsque Grévin forma le projet de donner une nouvelle édition de son Théâtre, il se préoccupa de faire disparaître ces taches. L*exemplaire d'Anvers porte ii cet égard des corrections que je voudrais indiquer. Dans le Théâtre y sur un discours de D. Brutus finissant par ces mots :
On dit, on dit bien vray, la femme impérieuse Fait j)lus avec les pleurs qu'un guerrier furieux, Depuis qu'elle a caché un venin dans ses yeux.
César reprend :
Je me sens agité, ainsi qu'on voit au vent Un navire Ibrcé, qui le North va suyvant'....
ce qui effectivement produit une succession de quatre vers à rime masculine consécutifs. Pour remédier à cet inconvénient, Grévin, sur l'exemplaire d'Anvers, terminait l'apostrophe de Brutus par ces deux vers ajoutés :
Cest un camp conjuré encontre la franchis^ Que par peine et travail un homme s est acquise,
Jx3s deux autres passages où des rimes masculines ne sont pas séparées' ont échappé à la revision de Grévin. Mais il a corrigé par une intercalation la succession des quatre vers à rime féminine. On lit dans César :
Non, qu'un tel deshonneur ne me soit reproche', Que d'avoir patient trop longuement caché