Il, 232, V
l>. II, 232, V. 23- '28.
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de Ronsani, cherche soigneusement à diversifier la forme de sa poésie lyrique, ainsi qu'on peut s'en convaincre en passant en revue ses odes. J'indique pour chacune d'elles, quand il y a lieu, une ode do Ronsard pouvant servir de terme de comparaison.
i" A Hector de Ligniville. — Ode du ji^enre de celles que Ronsard appelait pindaricjues, avec la division un peu pédante, si Ton ose ainsi parler, en strophes, antistrophes et épodes. Vers de 7 syllabes. La strophe (ou antistrophe) comprend 12 vers : un quatrain a, i, fc, a, un quatrain à rimes plates c, c, d, d, un quatrain e, f, /", e.
11 n'est rien si précieux a
Que le mérite de gloire b
Eslevé par la Mémoire b
Dedans le séjour des dieux ; a
Il n'est rien plus admirable c
Qu'un souvenir honorable c
De ceux qui pour guide ont eu d
Les Filles de la Vertu, d
Qui d'une langue première e
Ont essayé les douceurs f
Des neuf Gastalides sœurs, f
S'esgayans en leur carrière*. e
L'épode est formée d'un quatrain à rimes croisées g, h, //, (/, suivi d'un quatrain à rimes plates i, /, j, j.
Il n'y a pas dans Ronsard d'ode toute semblable. Celle qui s'en rapproche le plus est l'ode : « H faut aller contenter \... )>
2° Sur la Paix. — Strophes de 10 vers de 7 syllabes; deux tercets a, a, b, c, c, h, un quatrain à rimes suivies rf, d, e, e.
Au lieu de croiser les piques a
Pour les querelles antiques, a