Ronsard, «hI. P. Bl., fl
Et de courir à l'assault, h
Au lieu d'armets et cuirasses, c
De coustelats et de masses, • c
D'une surprinse en sursault, b
Sur le lut et sur la lyre d
Lon s'essayra de bien dire, d
Sur un esclatant haubois e
Lon contrefera la voix*. e
Pas d'ode de ce genre dans Ronsard.
5*^ A Madame d' Warty. — Ode pindarique. Strophe de 18 vers de 8 syllabes d'un arrangement compliqué : a, a | 6, c, c, 6 | d^ e, d, e\fy f,g,g\h, i, i, h.
Ainsi que la mer irritée, a
Par l'abboy des vents suscitée, a
Contre une roche au pied cave b
Fait broncher une nef errante, c
Ou le nocher plore et lamente, c
Voyant son chemin dépravé , b
Puis cessant le vent qui la bat, d
En un coup ses ondes retire, e
Et fait appaiser le combat d
D'entre ses eaux et la navire, e
Et que la voulte des hauts Cieux /
Ores serene ses beaux yeux, /
Ores pleurant sur nostre teste, g
Se brunit en une lempeste : g
Ainsi luy tantost approuvant, h
Tantost desprisant tout ensemble, i
A l'air et à la mer resemble i
Subjectis au vouloir du vent*. h
1/épode, en vers de 7 syllabes, est y, k,j, k, /, m, /, m, », w,
Cf. la première ode de Ronsard : « Toute royauté qui desdaigne'....
4" A Jaques Grévin, — Vers de 6 pieds. Un quatrain a, fc, a, b, et deux vers rimant ensemble c, c.
Bien plustosl en arrière a
Les chevaux porte-feux b
Feront une carrière, a
Chose estrange à nos yeux, b
Que la mondaine race c
Renonce h son audace'. c
Cf. Ronsard : « La lune est coustumiere\... »
5° A Talon. — Ode pindarique. Strophe de 12 vers de 8 pieds,
formée de 5 quatrains à rimes diversement croisées a, b, a, b |
c, d, Cyd\ e, f, /*, e.
Qui feit la voulte séparée
D'avec les autres elemens,
De mille feux estre esclairee
En un tapis de Diamants :
Et les deux essieux de ce monde
Soustenir en leurs gonds le Tout,
Qui feit ouvrir des eaux la bonde
Pour l'arrouser de bout en bout,
Qui du feu, de l'eau, de la terre
Feit appaiser l'inimitié,
Celuy envoya l'Amitié,
Qui nous point et qui nous enserre*.
Epode en vers de 7 pieds g, h, h, g, i, i, j, k, k, ]\ C'est le rythme de la célèbre ode de Ronsard au chancelier de L'Hospital : « Errant par les champs de la grAce^... »