‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 195 sur 262 · Anselme,©;?, cit., t. VU, p · texte numérisé non relu

Anselme,©;?, cit., t. VU, p

Kllc scait mon [miivoir, Llle tu a Mon voulu (|uelques-l'ois recevoir, Et pris à gré le son de quelque chansonnette, Alors que j'embouchay ma première musette'.

Ce n*est donc pas seulement pai* la lecture de ses écrits, comme le prétend Colletet, (jiie la duchesse de Savoie se décida à attacher Grévin à sa personne, mais bien plutôt sur la recommandation de Madeleine de Suze. Celle-ci parvint à un Age avancé. Un chroniqueur raconte que, le il août 151)2, se rendant à Senlis avec sa famille, elle échappa à grand'peine à une embuscade qu'un parti de ligueurs avait dressée dans les bois'. Madeleine vivait encore en 1594; je trouve son nom dans un document local qui porte cette date, une mention inscrite sur le Beghtre des baptesmes administrez en l'Eglise refformée de Mouy depuis Van 159:2. Yoici cette mention : a Du lundy 50^ de may audict an [1594], à Warty. — A esté par moy baptizé Loys, fils de Iliérosme de Sainct-Sauflieu, sieur d'Arquinviller, et Barbe du Yal, sa femme. La marine, (szc) Magdeleine de Suze, veufve de feu le sieur de Senarpont; le parin, {sic) Jehan Le Febvre, médecin à Clermont\ »

De son mariage avec Joachim de Warty, elle avait eu deux enfants, un fils et une fille. Philippe de Warty, chevalier de Tordre du roi et gentilhomme de sa chambre, succéda à son père dans la charge de gouverneur et bailli de Clermont. Le petit recueil des Regretz contient trois sonnets de Grévin à Philippe de Warty. Grévin le loue de se montrer le digne héritier de son père, par son goût pour les sciences, par sa vaillance et aussi par son attachement aux bons principes, car ce qui fait l'objet du plus ardent désir de Grévin, c'est de voir

Page 1