‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 197 sur 262 · Anselme, op. cit., t. IX, p · texte numérisé non relu

Anselme, op. cit., t. IX, p

blaicnt les pasteurs et les fidèles, pour ehaiiler les Psaumes de Marot et discuter les intérêts de la cause. Là se réunissaient les représentants de la noblesse protestante des environs, ces Argenlieu et ces Argilière, mentionnés par Grévin dans VEspée, et sans doute aussi lesRantigny. Là enfin se retrouvaient dos littérateurs comme Jacques Grévin lui-même, et un poète, ami à la fois de Grévin et de Philippe de Warty, Antoine de Talon. On sait peu de chose relativement à celui-ci. Du Yerdier ne le nomme même pas. La Croix du Maine lui consacre deux lignes pour dire qu'il était originaire du Poitou et qu'il fit quelques poèmes français*. Nul doute qu'il ne faille lui attribuer l'ode au lecteur signée A. de T., qu'on lit au commencement du volume des Uegretz de Charles (TAmlnche. Cette pièce de vers, amplification sur l'inconstance de la fortune, seul échantillon peut-être qui subsiste de la poésie de Talon (avec le sonnet dont je parlerai tout à l'heure) , ne doit pas susciter de grands regrets au sujet de la perte du reste. Talon faisait aussi des vers latins. On lit à la fin de ce même recueil des Regretz deux épigrammes, signées en toutes lettres, cette fois, l'une Ad nobiUmmum adolescentem Pliilippum de Warty j l'autre à un ami de Grévin demeuré inconnu, Michel Rebier. Enfin, cet opuscule des Regretz, qui nous fournit décidément de nombreux renseignements, contenait déjà la poésie que Grévin adressait à Antoine de Talon, et qu'il recueillit [dus tard dans VOlimpe, où elle forme l'ode V. Grévin, dans celle pièce, s'adresse à l'ami fidèle et sûr :

Ami, qui jusqu'au bout du monde Viens m'ensuyvan, si je le veux*....

Rien ne pourra désunir Grévin et Talon, li'amitié d'ailleurs procède d'un choix. La parenté, la communauté d'origine, même la communauté de goûts, du moins de goûts superficiels,

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