La Croix du Maine, V° Antoine de Talon
ne suffisent pas à créer un altacheinenl durable. Rien de tel aussi entre les deux poètes :
Mais tous ces allechemens, Ces appasts et ceste amorce, Coinuie ils sont de vile lorce, N'engendrent que cliangernens :
Jamais aussi n'eurent part Au fort de nostre rempart :
Car des pays la dislance A recoupe ce moyen, Comme d'un Grec et Troyen, D'une Espagne et d'une France*.
L'aniiliéde Gréviii et de Talon, c'est unecc amitié chreslienne ». Et la pièce se termine par une allusion assez enveloppée à des maux que les deux amis auraient soufferts ensemble, peut-être même à quelque incarcération subie soit par eux-mêmes, soit par des amis visités par eux :
Cil qui par la main de son Ango, Assemblant les deux incogneus, Permit par un prodige estrangc Nourrir les captifs détenus, Demonstrant la puissance sienne Plus valoir que tout entretien.
Nous Icit jouissans de ce bien Et de ceste amitié chreslienne*.
Inutile de chercher à éclaircir un épisode de la vie de Grévin sur lequel il n'a pas plu à celui-ci de s'expliquer davantage. Je remarque seulement que dans le texte de l'ode, tel qu'il le donnait dans les Regretz, la nature des tribulations supportées en commun