‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 208 sur 262 · Ronsard, éd. P. Bl., VI, 175, v. 18-20; v · texte numérisé non relu

Ronsard, éd. P. Bl., VI, 175, v. 18-20; v

2. Réédité dans un volume public par M* Acii. Genty sous ce litre : Les Œunes poétiques françaises de Nicolas Ellain Parisien (15G 1-1570). Paris, 1801; ouvrage tiré k 355 exemplairesi

— Ô27) — EUaiii a traité à sa table Grévin et Charpentier. Un sonnet*, où il ne nomme que le second, vise la liaison de ceux qu'il appelle ce les deux grans amys ». Quand il fait mention de Grévin, c'est pour en parler sur le ton de la plus haute estime : il le met exactement sur le même rang que les membres de la Pléiade.

Jaçois qu'Homère ait la première place Entre les Grecz, le Lyricque Thebain, Sophocle aussi le Tragicque escrivain N'ont toutesfois perdu toute leur grâce.

Combien aussi que la France n'embrasse Que son Ronsard, son Bellay Angevin, Que son Belleau, son Baïf, son Grevin, Desquelz le moindre un Homère surpasse..., etc. ^

Aussi quelle joie de recevoir chez lui Tamant d'Olympe, surtout quand celui-ci se joint à Ronsard et à d'autres! Grévin pouvait-il rester insensible à une invitation aussi séduisante?

Voicy, Grevin, l'ardente Canicule, Qui maintenant nous rameine le cliault ; Desja Phcbus nous darde de la hault Une chaleur (jui nous cuist et nous brusle;

Mais Cupidon, plus fort qu'un autre Hercule, Ce Dieu d'Amours si bravement m'assault, Que de chaleur, ny de froid ne me chault; Mais dedans moy sa seule ardeur pullule.

A gouverner cependant tu te plais Ta belle Olinq)e, ou hieii lu te repais A rnntcmpler des herbes la nature.

1. Œuvres yoHïqucn de N. Ellain, p. Tri : Nestor d'une éloquence à nulle nuire seconde. '

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