Baillkt, op. cit., t. VI [Auteurs déguisez), p
8. Brunkt, V" Ronsard, l. IV, col. 138'2. 1). RoNSAKi», éd. \\ Bl., VII, 87.
(juymara, imprimée on 1564, il affirme très neltemenl qu'on ne saurait lui reprocher aucune attaque contre Ronsard :
Ne pense en escrivant me mettre en malle grâce
De ceux qui m'ont congneu une assez longue espace,
Et qui n'ont jamais pris pour une vérité
Ce qui leur fut de moy faussement rapporté.
J'ay tousjours recogneu Ronsard pour bon poëte,
Et pour homme de bien : la Prose qui fut faite,
(Que Dieu m'en soit vengeur) si je suis approuvant....
11 s'a<,àt de la Prose de l'Epiphanie ci-dessus mentionnée, œuvre dont il se peut que Grévin n'ait pas écrit un seul vers. 11 ajoute :
Ny les Pasquils aussi que tu mets en avant, Tout cela ne fut onc forgé sur mon enclume, Ceux le tesmoigneront qui ont cogneu ma plume*.
Tout mauvais cas est niahle : voilà la seule réllexion que nous inspire la dénégation de Grévin. Sa protestation d'innocence ne nous impose pas. Nous avons, pour établir sa culpabilité, le témoignage d'un homme qui devait trop savoir à quoi s'en tenir, le témoignage de Ronsard lui-même. On voit par une <c Epistrc au Lecteur », qui sert de préface au volume intitulé : Trois livres du recueil des nouvelles Poésies de P. de Ronsard (1564), (jue le grand poète avait reconnu pai'mi ses ennemis masqués Florent Chrestien, (ju'il appelle « chrestien réformé », et un ce jeune drogueur », expression par laquelle il désigne certainement Grévin*. Plus tard, il se montrera plus explicite et fera porter à (irévin le châtiment de sa trahison :
J'oste Grévin de mes escris, Pour ce (|u'il fut si mal-appris,