Respotise aux calomnies, p
'->. H0.N8AUD, éd. P. Bl., VII, i41, 144, 148.
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Alin de plaire au calvinisme (Je vouloy dire h. ratheïsmc), D'injurier par ses brocards Mon nom, cogneu de toutes parts, Et dont il faisoit tant d'estime Par son discours et par sa rime.
Les ingrats je ne puis aimer.
Et toy, que je veux bien nommer, Beau Chrestien, qui fais l'habile homme, Pour te prendre au pape de Rome Et à toute l'antiquité, Cesse ton langage effronté, Sans blasmer, en blasmant l'Eghse, Que le bon Jésus auctorise, Ceux qui t'aymoient, et plus cent fois Vrayment que tu ne meritois.
Vous n'avez les testes bien faites :
Vous estes deux nouveaux poëtes.
Taisez-vous, ou comme il faudra Mon cuisinier vous respondra ^ . . .
Cela, dit Colletet, s'appelle cacher et descouvrir un homme en mesme temps, puisqu'il n'oste le nom de Grévin de ses œuvres
que pour l'y remettre plus avant » N'en déplaise à Colletet, la
vengeance de Ronsard constituait bien un acte de ressentiment effectif et une véritable mesure d'exécution. Dans le sonnet « A Phébus, mon Grevin.... », Ronsard remplaça le nom de Grévin par celui de Patouillet\ Il dédia à un nommé Grujet une ode précédemment dédiée à Grévin : « Vous faisant de mon escriture\... » Enfin il retrancha purement et simplement des éditions ultérieures de ses œuvres le Discours à Jaques Grevin, plein d'appréciations si flatteuses pour notre poète. Florent Chrestien pourra rentrer en grâce. Mais Grévin était mort quand parut
i. Ronsard, éd. P. lil., Il, 450, v. 10-51,