‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 217 sur 262 · ftoNSAKD, éd. 1». lil., Il, 418, note · texte numérisé non relu

ftoNSAKD, éd. 1». lil., Il, 418, note

Tode. c< J'osteGreviiideraesescris.... » (1572) et sa condamnation restera sans appel.

En somme, ce fut la mémoire de J. Du Bellay qui profila de la guerre faite par les calvinistes à Ronsard. Pour rabaisser celuici, on exalta celui-là, tactique que facilitait la haute valeur du poète angevin. Dans V « Epistre à Jaques Grevin » qui précède le Second Discoun sur F Antimoine , Florent Chrestien exaltait

L'excellent Du Bellay, homme presque divin, Premier poëte en France....

Et Grévin lui-même, amené à parler de Joachim dans ce môme Discours, rappelait « le prince des poètes », comme si Ronsard n'eût jamais existé*. Il faut ajouter qu'antérieurement à la rupture de Ronsard et de Grévin, il exista entre Grévin et Du Bellay un commerce littéraire et amical dans lequel n'intervenait aucun autre sentiment qu'une réciproque estime. A diverses reprises, notre poète clermontois avait fait à l'auteur de VOlive la confidence de ses tourments amoureux'. Chagrin, découragé, affligé d'infirmités précoces. Du Bellay avait adressé à Grévin un sonnet « beau et louchant », dit avec raison M. Marty-Laveaux% dans lequel il comparait, sans aigreur ni jalousie, sa vieillesse trop lot venue à la jeunesse féconde et inspirée de Grévin*. Le {"janvier ISOO, Du Bellay mourut. Grévin dut éj)rouver un chagrin sincère. Il eut soin de faire figurer le sonnet de Joachim dans les liminaires de VOlimpe, (jui parut peu de temj)s après, et il pleura la mort de son illustre ami dans l'Ode XI : Pour le Tombeau do

i. Second Discours sur rAntiinoine, fol. 125 y",

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