Dt Bkllav, éd. M.'L., II, 550, v
Juacliim du Bellay, A Charles Utenlwve Gantois. Cette sorte d'oraison funèbre en vers montre plus de noblesse dans sa brièveté (jue le Chant pastoral sur la Mort de Joachim du Bellay Angevin, j ml) lié par Rcniy Belleau cette même année 1560, et coupé plus laid par lui en deux parties, placées. Tune dans la première journée de la Bergerie^ Tautie dans la seconde journée'. Grévin célèbre Timmortalité promise aux poètes. Les édifices construits par les empereurs romains tombent en poussière : la pensée du poète ne périt pas, et
• ... La mort, qui, comme l'eau
Ne tenant aucune trace Du basteau qui dessus passe Ou du plomb au fonds jette, Fait que la postérité Ne peult après recognoistrc Qui fut jadis son ancestre^,
la mort respecte les ouvrages de l'esprit. Grévin décrit ensuite le Tombeau qu'il veut élever en l'honneur de Joachim. Au sommet du monument, il place un cygne
qui s'esgaye Voyant sa céleste voye, Et qui jà semble imiter Ceiuy la que Jupiter Meit dans la plaine estoiiee Tesmoin d'une Violée*.
Il faut savoir que ce dernier mot fait allusion aux amours de Joachim. Ménage, qui cite ce passage de Grévin (remanjuons, vu la j'arelé du fait, cette mention de Grévin par un auteur du xvu^ siècle), ajoute aussitôt ce commentaire. « Cette Violée, qui dans le sens du Poëte est Léda, dont Jupiter, sous la forme d'un