Cf. Il, 211, V. 7; t!:>l
2. Bridf'wrjj, pahiis hàli par lirnii VIII |Muir rocovoir Chailos-Qtiint, ot convorli jku- Edouard VI en workhouse et eu prison jMnir fcmines. C'est au palais de Bridcwcli ipie Shakespeare a place le 3* acte de son Henri VllL
(lonlil parler qui eus clerement reluisante La grande eourtoisye avec riionnestelé ; Belle fleur de vertu, fontaine de beauté, Par qui l'abject penser loing de mon cœur s'absente;
0 toy, regard divyn pour l'aire un lionime bureulx, Ores lier pour brider l'esprit avaulureulx, Qui trop fol entreprend la cliose meseante,
Ores donne à ma vye ung prompt allégement : Geste variété et gentille et plaisante Fut racine au salut qui fut mort aultrement.
Le pacifique edit, comme argent monnoyc Qui debvoit prendre cours es pais de la France, Fut forgé sur le fer d'une guerrière lance, Et merqué soubz le coing d'un boulet foudroyé.
Pour monstrer (ju'il n'esloit ny faulx ni dcscryé. Il eust le nom du Roy qu'il porta pour semblance, Tellement (jue cbaiscun peult avoyr assurance Qu'onques il ne fut faict d'alloy falcifyé.
Mais les faulx monnoieurs qui soudain l'cupoignèrent, Pour faire leur j)rof'fit peu à peu le roignèrent, Tant qu'il fut mesconnu pour monnoye de Uoy.
On l'a mis au billon, la fournaise s'alume. On a pris de recîief et le coin et l'enclume Pour luy donner sa forme et son premier alloy.
0 faulce opinion, combien tu nous tourmente. Nous faisant désirer le faux })our vérité ! Tu es le masque feint couvert de faucelé, Dont l'aprehention aisément s'epouvente.
0 faulce opinion, cruelle et inconstante, Tu donnes mille assaux à nostre infirmité. Tu nous fais mille foys changer de vollonté Et croire de léger à ce qui se présente.
Tu as les yeulx bandez, et chaiscun toutesfoys Te suit incontinant quelque par[t] que tu soys ; Quelque par[t] que tu sois, tu chasse la s[c]ience.
Celluy là qui sera de te suij v]re contant, Deviendra faux, masque', cruel et inconstant, N'aiant de vérité aulcune congno[i]ssance.
YII
Crestien, en ce pendant qu'éloigné de la France, En Hainault, en Brabant, en Flandre et en Artois, Pensif et espérant et craintif, je portois Les regretz envieulx d'une lascheuse apsence,
Le penser me tenoit la langue, et l'espérance Emporloit mon esprit au lieu où je n'estois ; Pour partir d'heure en heure à cheval je montois, Mais la crainte soudain chargeait ma patience.
Dy moy, qu'eussé-je faict à ce sourt pensement, A ce trompeur espoir, à ce craintif tourment, Sy je n'eusse adressé aux Muses ma complainte?
Elles chassèrent loing ces trois boureaulx divers, Sy bien que ce pendant j'ay fasonné ces vers Pour charmer mon penser, mon espoir et ma crainte.
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J'escrivois lu plus piirt de tes imciis pciisciucnï Ce pendant qu'en la France une civille guerre Pour la seconde foys, ainsy com' un tonnerre, Foudroioit à Tcovy mille morts et tourmens.
Lors un oraige cspais de roisires allemans Plouvoit à gros torrens pour noier nostre terre; Mais nioy, loing des malheurs j'iiabitois l'Angleterre, Ennemy de discords et de ses remuenientz.
Là je fus retiré du mcilleu de mes peines, Receu et bien-vollu par les faveurs humaines D'un grand enbassadeur, l'honneur des Bouchetelz,
Lequel a ses biens faictz adjouste daventaige : Car l'oiant discourir, je me donne couraige De rendre par son nom mes escriplz immortelz.
Je n'ay pas entreprins de donner en estrenne A vostre Magesté chose qui soit à moy. Car donner apartient scullement à ung Roy Et à ceulx là qui ont puissance souveraine.
J'ay pour vous honnorer d'une voix plus qu'humaiiu' Discouru les vertus qu'en vous je reconnoy, Vertus qui sont à vous et qui peuvent de soy Mériter le beau nom de princesse et de Reine.
Et bien que je me sente indigne à vous louer, Sy seray-je aujourd'huy, s'il vous plaist m'advouer, Le peintre qui rendra la mémoire animée,
Et qui par mes escriptz voz vertus desduisant, Auray ceste faveur de vous faire un présent Du portrait immortel de vostre renommée.
Tu n'as veu setillement que le port et le trait De Grévin esloigné des rivages de France ; Car me voyant icy faire ma demourance Ce n'est que veoir ung cors dont l'esprit est distrait.
Janet, qui aultresfoys en tira le portrait, Représenta si bien de mes yeulx la semblance, Que celluy qui Ta veu et ores me voit, jiense Voir de cest euvre grant seullement ung extrait.
Je n'ay pour le jour d'huy qu'une longue pense'e, Qui par milles discours est à demy lassée Et augmente tousjours le mal que mon cœur sent.
Ces vers froidz et pesans te portent tesmoignaige Que je n'ay que le cœur, la voix et le visaige, Et qu'entre les Françoys mon esprit est absent.
Tout ce peuple ignorant, sot et presunptueulx, Qui ne trouve rien bon, à qui rien ne peult plaire Que cella qu'il a fait, ou qu'il prétend de faire, Et qui pense tout aultre estre défectueux,
Ce peuple, de Vulcob, est, dict-il, vertuculx; Mais sa vertu nouvelle à toute aultre contraire. Tant grande qu'elle fut, ne me pouroit distraire Du ponsement que j'ay qu'il est tumultueux.
Car ses perfections me paroissent semblables Aux remuemens divers des ondes e[f]froiables Qui menacent de loing un rocher grant et fort,
Et qui, pleines d'orgeuil et d'audace venteuse, Après avoir rendu la mer impétueuse.
Se viennent en la fin froisser contre le bort.
Avoir le parler bon et la langue faconde, Sur ung propos divin discourir doctement, A maintes questions respondre promplcmcnl. Et dcsveler ' en brief les affaires du monde ;
1 . Dévoiler. Voir Godbfrov, Dictionnaire de l'ancienne langue française, V* Desvoiler,
En ces perfections la sagesse se fonde, Et là chasqiie nio[r]teI prelond soigneusenu'iit; Mais riioninie toutefois n'en vit plus sainleniciil, Et nioings pour tout cella en justice il abonde.
Toute cestc sagesse est dicte vanité, S'elle n'a pour conpagne et grâce et charité. Admirables effectz de toute sapience!
Car il vaull lieaucouj) niieulx pour œuvres et bienfaitz D'un vray amendement resentir les elfectz. Que savoir proprement parler de pénitence.
France*, ma douce mère, hélas! je t*ay laissé, Non sans ung grand regret et une longue plainte, Non sans avoyr au cœur une douleur cnprainte. Et un long pensement mille foys repensé.
Ce n'est point pour avoyr ton repos offencé*. Ou plain desprit vange[u]r et de cholère feinte Avoyr dedans le cœur d'une poitrine attaincte Trop inhumainement ung glayve outrepassé.
Onques je ne fus tel de fait ny de pensée. Je n'ay point pour cella ma maison délaissée. Pour aller demeurer en ung estrange lieu :
Mais voiant le repos, o France, te desplaire, Voiant jointe au cousteau la parolle de Dieu, Pour cella j'ay choisy ung exil vollontaire'.
Quiconque veult savoir combien grande est ma pepe, Qu'il contemple le mal que l'homme est esprouvant, Lors que plain de desdain il accuse souvent Et les jours et les nuiclz de paresse(s) inhumaine(s).