‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 3 sur 262 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le \\f siècle semble une mine inépuisable. Après tant de travaux critiques, et malgré la haute valeur de quelques-unes de ces études, générales ou particulières, il s'en faut quon ait achevé l'invervtaire complet de tout ce que produisit chez nous ce grand mouvement des esprits, cet essor intellectuel auquel on a donné le nom de Renaissance littéraire. Dans ce ^renouvellement, ou plutôt dans cet éveil général de notre génie national, la poésie surtout fut partout cultivée avec ferveur et jwovigna sous tous les climats. « En bonne foy, écrivait Pasquier, on ne vit jamais en la France telle foison de Poètes comme celle que nous voyons aujourdlmy » * ; et ailleurs: « Vous eussiez dit que ce temps là estoit du tout consacré aux Muses... ' ». V auteur dont on se propose de faire connaUre simplement et aussi exactement que possible la vie et les divers ouvrages a joui en son vivant d'une haute et légitime réputation. Sa mémoire est tombée de nos jours dans un oubli immérité.

Médecin, polémiste, humaniste aussi, comme tous les hommes de cette époque, poète surtout et poète d'une incontestable valeur, enfin lun des fondateurs du théâtre régulier en France, je puis i appeler à coup sûr un écrivain trop peu connu. Quand on n aurait rien de lui, et quon saurait seulement qu'il posséda l'estime

\. I'asquiek, Lellres, i, 8.

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