G. Feigkhk, Eraame. Paris, 1871, p. TA
que ses Sotispirs (1557), souvenirs amoureux, d'une poésie plus que médiocre. Du Bellay (1558) avail raison et nionlrait une fierté légitime lorsqu'il se félicitait
D'avoir chanté le premier des François L'anti(jue honneur du peuple à longue rol)l)e'.
Les Sonnets sur Rome de Gré vin ressemblent beaucouj) aux Antiquitez de Rome de J. Du Bellay, et, en môme temps, s'en éloignent sensiblement. Expliquons-nous sur celte analogie et ces difl'é renées.
Le poète angevin arrivait à Rome tout remj)li d'enlhousiasme. Ses premières impressions furent délicieuses. Aussi artiste qu'érudit, il sentit avec force le charme mélancolique de tant de souvenirs du passé, et des vestiges, caducs eux-mêmes, de tant de grandeur évanouie. Ce qu'il comprenait si bien, il l'exprima avec bonheur. \\ se fit le chantre éloquent de la majesté antique et de la décadence du peuple romain. Grévin aussi. Par la force du style et sa convenance au sujet, plus d'un passage des Sonnets sur Rome peut être rapproché du fameux tableau de « la Bérécynthienne », tracé par Du Bellay. Écoutons Grévin :
Comme on voit d'un torrent la course vagabonde Descendre des rochers impétueusement, Alors que le soleil plus vigoureusement Touche le doz neigeux de la terre féconde : Il bruit et si remplit la vallée profonde, Il ravage et ruine ; il paroist seulement ; Rome ainsy se monstra quand orgueilleusement L'empire la rendit première de ce monde*.
Le seul tort de Grévin consiste à s'inspirer trop directement et trop visiblement de Joachim pour cet ordre d'idées. Le sonnet IX, dont je viens de citer le dél)nt, et le sonnet \TT.