‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 47 sur 262 · Ihid · texte numérisé non relu

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L'ouvrage commence par un avertissement au lecteur dans lequel Grévin justifie son travail; car écrire un ouvrage de science en langue vulgaire était à cetteépoque une tentative singulièrement inusitée, presque audacieuse. Et cependant les traductions doivent rendre des services, « tant pour enrichir nostre langue Françoise, que pour trouver moyen de profiter à plusieurs, lesquels défavorizez des biens de fortune, et toutefois récompensez au double par un bon naturel, peuvent regaigner aux traductions Françoises ce qu'en leur jeune aage ils ont perdu pour n'avoir esté instruicts en la cognoissance des langues ». Notons au passage la préoccupation littéraire de Grévin, toujours écrivain même en traitant des questions de médecine : « Ayant donques délibéré d'aider en partie, voire d'enrichir, s il m'est possible^ nostre langue, j'ay choisi ce qui m'a semblé estre convenable h ma pnifession, a savoir le traicté de Tune des parties de hi Médecine, laquelle est aujourd'huy la plus requise et nécessaire ». Puis, faisant allusion a ces chirurgiens détestés que les médecins, leurs éternels ennemis, ne laissaient passer aucune occasion de rabaisser, il vante l'utilité de sa traduction en ce que précisément cette partie de l'art de guérir « est communéement exercée par gens nullement, ou bien peu versez es langues grecques ou latines ». Vient ensuite une sorte de dictionnaire des noms français imposés à quelques parties du corps humain. L'Abrégé est la traduction de VEpitome proprement dit; la Brefve Déclaration est la traduction, divisée en chapitres, des notes (le Grévin intercalées dans cet Epitome et du chapitre final : Jacjibi Grevini. . . adpartiiim compositarum delineationes expositio. Enfin, hi Méthodique Division et dénombrement de toutes les parties du corps humain forme un chapitre nouveau, tableau original qui reflète, dit le D' Turner, les théories médicales de l'époque*.

Jean Valverde, médecin espagnol, voulut introduire dans sa patrie l'œuvre de Vésale. A cet effet, il publia à Rome, en 1556,

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