‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 48 sur 262 · I . I IHXKU, lu<\ (il ., j). til · texte numérisé non relu

I . I IHXKU, lu<\ (il ., j). til

une Historia de la composicmi del cuerpo humano.... Comme les j)lanches de Gemini, les planches de Valverde sont une réduction de celles de Yésale. Comme Gemini, Valverde se vit plagié à son lour. Peu après que Wéchel eut publié à Paris une imitation des planches de Gemini, Christophe Plantin puhlia à Anvers une imitation des planches de Valverde dans un ouvrage intitulé : Vivx imagines partium corporis humani xreis formis expressx (1556). Ce qui nous intéresse dans cette édition [)lantinienne, c'est qu'elle se termine par une partie intitulée : Jacobi Grevini C laromontani belL medici paris, partium corporis tum simplicium^ tum cowpositarum brevis elucidaiio, reproduction pure et simple de la dissertation qui se trouve à la suite de VAnatomes totim delinealio. Plantin divise seulement le travail de Grévin en chapitres, et la note finale, De hominis procreatione, devient ainsi le chapitre XII. Pour finir, un tableau synoptique que Plantin intitule : Partium omnium corporis di/ferentix, par Jacobum Grevinum. L'anatoraie de Plantin ne contient donc pas autre chose que l'anatomie de Wéchel, sauf que les planches sont une copie de celles de Valverde au lieu d'être une copie de celles de Gemini. Il fallait bien changer un peu! Ni MM. Ruelens et de Backer, ni M. Max Rooses n'ont signalé cet emprunt fait h Grévin par l'imprimeur anversois. Ce n'est pas la première fois que nous voyons celui-ci profiter du travail de celui-là. Mais dans l'occurrence, il le nomme, et il fait même son éloge dans la dédicace : « Al eruditissimo Grevino me pluribm nominibus fateor devinctum, eique gratiam habeo pro ejusdem Epitomes emendatione, quam meis postponere tabulis utile duxi, ut hic parum aut nihiU quod ad fabricam humani corporis perscrutandam pertinet, juvenis medicus desiderare posset ». En 1508, Plantin mit en vente une édition flamande : Anatomie, oft Levende beelden vande deelen des menschelickcn lichaems. Met de Vcrclaringhe van dien, inde Neder-duytsche spraecke. (Anatomie, ou figures d'après nature des parties du corps humain : avec les explications en langue néerlandaise). Celte fois, « Jacob Grévin

van Clermont in Beauvais » se voyait faire les honneurs d'une traduction à l'étranger (p. 179-196).

Grévin commençait à « escrire des poisons », c'est-à-dire qu'il travaillait à son traité des Venins , lorsque parut à La Rochelle, en 1564, un opuscule intitulé : De la faculté et vertu admirable de r Antimoine, avec responce à certaines calomnies : le tout composé par Maistre Loys de Launay, Médecin ordinaire de La Rochelle. Selon la mode du temps, des poésies liminaires célèbrent en français et en latin les mérites de l'auteur. Celui-ci avait pour amis des Uochelais de distinction : Claudius Danglerim; preses Rochellanus, c'est le président Claude d'Angliers, issu d'une vieille famille saintongeoise; Petrxus urbis prxfectus, c'est Jean Pierres, lieutenant général en la sénéchaussée de La Rochelle et jurisconsulte; tous deux appartiennent au calvinisme, qui a conservé leur mémoire'. J'ignore qui était Petrus Renaldius. Quant aux initiales P. B. R., elles désignent certainement Pierre Rouchet de La Rochelle, que nous retrouverons tout à l'heure.

Le titre dit assez le sujet du livre : l'éloge des vertus curatives (le l'antimoine. La défaveur qui s'attache à cette substance est un préjugé : « Il n'y a maison notable en ceste ville, où du premier coup on ne m'ait incontinent getté cela au visage; ne me apportez point vostre Antimoine, car c'est une poison ». D'accord, (piand le précieux métal n'a pas subi un traitement par le feu ; mais une fois calciné convenablement, suivant les préceptes de Mathiolus (Maltioli), c'est un remède de grande vertu, « puis qu'après l'avoir pris, il en vient telle commodité aux malades, qu'ils en sont guéris, ou pour le moins, portent le reste de leur mal plus facilement, et se trouvent grandement allégez de leur

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