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riioniieslelé et genlilosse des anciens chevaliers que l'on noniinoil errans, les(juels souvcnlesfois, après avoir comballu lonj^ temps, si d'avenlure la nuicl survenoit, nelaissoyent de se caresser Tun Taulre el coucher ensemhle, en attendant le jour auquel ils devoyent vuider leur querelle' ». Où donc Launay a-t-il j)ris les « injures atroces », les « charretées d'injures » dont il se plaint? Ces injures, il le concède, auraient été produites, « non pas apertement, mais il ne s*en faut guères ». Irrité de l'opposition que rencontrent partout ses méthodes, il adresse à Giévin tous les outrages qu'il s'imagine en avoir reçus. Chose amusante: ce qui excite surtout sa fureur, c'est le litre de docteur de Paris qui appartient à son adversaire. « Je ne fu jamais si eslonné qu'à l'heure que le messager de ceste ville me présenta vostre livre.... Je le pren : et convoiteux de le lire, entray en mon estude, et le lis tout du long, avant disner, jaçoit que l'heure s'approchast de mettre cousleaux sur table. Neantmoins voyant estre venu d'un docteur de Paris, n'espargnay ma peine à le voir, pour apprendre tousjours quelque chose d'un tel personnage ». Il revient vingt fois sur ce point : que Grévin cherche son pareil ; Launay s'avoue indigne de se mesurer avec lui. Et, l'érudition aidant, il poursuit avec une lourde ironie ses protestations de modestie affectée, sans préjudice des épithètes les moins courtoises, appuyées des citations les plus fastueuses. Dans ce fatras de récriminations pédantes, qui remplit douze grandes pages imprimées en petit texte, il est deux passages qui ne pouvaient manquer d'attirer rattenlion de Grévin. Le premier visait, non pas « apertement », mais peu s'en faut, son honneur professionnel : c'est un tableau des manœuvres employées par les docteurs de Paris pour s'introduire dans les riches maisons. Dans le second, Launay prend la défense de Mattioli, qui Ji'est pas « quelque badin, ou farceur, ou faiseur de ballades ». Et pour que le doute ne soit pas possible, Launay donne plus loin le