Nicandre, p. 30, v
NiCANDRE :
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(Ther., v. 348-354).
Ronsard, dont l'érudition n'omettait aucun classique (et le nombre des traductions de Nicandre témoigne assez qu'au ivf siècle on considérait cet auteur comme un classique), connaissait les œuvres du médecin grec avant la version poétique de Grévin. Il cite Nicandre dans un sonnet qui porte la date de 1560 :
Celuy qui boit, comme a chanté Nicandre, De l'aconite, il a l'esprit troublé*...
et déjà dans une de ses odes du livre II (publié en 1550), il s'inspirait de ce conte de l'Ane et du Sei'pent, et il s'écriait, sans préparation ni explication, et comme faisant allusion à un texte bien connu :
Ah ! que maudite soit l'asnesse Qui, las ! pour sa soif estancher.
Au serpent donna la Jeunesse, Que garder on devoit tant cher.
Jeunesse que le populaire De Jupiter avoit receu Pour loyer de n'avoir sccu taire Le secret larrecin du feu * !
On avouera que le commentaire de N. Richelet n'était pas de trop, pour apprendre au lecteur que dans cette strophe Ronsard se souvenait d'un passage des Thériaques de Nicandre î
Les Contrepoisons, c'est-à-dire la traduction' des Alexipharmaqiœs, ne nous arrêteront pas plus longtemps. Le poème grec passe en revue les poisons internes qui agissent sur les organes de la digestion. Après la description des diverses substances, viennent les effets pathologiques qu'éprouvent ceux qui les ont avalées, et les remèdes, parfois plus ou moins étranges, que con-