‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 64 sur 262 · Venins, p. lliT · texte numérisé non relu

Venins, p. lliT

-'. liespomc aux calomnie», p. r)-6.

•'». \x Journal dfs Afaires (ms. c«t<'), Hpj;isli»^ III. loi. l!."); loi. ôl.

i. M\x ilodsKS, (Correspondance de Chrisluplic Vlanlin. Auvers-GanH, 1885-1885,

— lie — (|iic je continue à mon pouvoir. Si Samon est tant fascheux, je vous prie faire avec Balin qu'il veille s'aider d'autres lectres jà faictes par cy-devant, et m'achever les cadeaux commencés lollcinont (jucliomont, le plus tost qu'il sera possible' ».

Le liailé de Grévin fut reçu comme un travail de haute valeur. Sans doute il présentait le dernier mot de ce que la science de l'époque connaissait ou croyait connaître sur cette matière. On ne parla j)lus de poison sans citer Grévin. Muret, commentant le premier livre des Amours de Romard et trouvant dans le sonnet CXLIX une compai-aison tirée des cflets contraires de deux venins qui se neutralisent*, dit dans sa note : « Voyez Nicandre et son commentaire de Grévin )>. Le succès de l'ouvrage s'étendit hors de France. Un médecin d'Augshourg, Jérémie Martius, en entreprit une traduction latine. Nous possédons h ce sujet deux curieuses lettres de Plantin à Martius, écrites en latin. Par la première, Plantin mande au médecin allemand qu'il a appris avec plaisir son projet de traduire les Venins de Grévin, et qu'il imprimera l'ouvrage aussitôt qu'il en aura reçu la copie : « 9 julii 1568. — Clarissimo Doctissimocjue D. Ilieremix Martio Àugustano medicinx doctori. — Binas tuas ejusdem argumenti accepi, vir clarissime, uirique vero variis a reditu nostro e Gallis occupatus paucis respondere cogor. Quod Jacobi Grevini noslri librum de Venenis latine reddideris est mihi gratissimum, eumque laborem multis utilem fore non dubito. Proinde me, ubi miseris exemplar versionis tux, prxlo submissurumy Deo favente, polliœor. Quod si ad nundinas quadra' gcsimales cupias emitti, curare debes iit in ipsis nundinis proximis vel panlo post exemplar versionis lux nobis reddatur. Sois etenim, ni fallor, nos hic niliil prorsns imprimcre ulla lingua, nisi prias a doçtoribus ad hoc officinm ab aula destinalis perlect^lm approbatumque sit. Tuum itaque erit curare nt mature possimns habere. Y aie. Domine observant issime. — Ànt-

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