‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 74 sur 262 · li..,.u.... .-.1. I'. i;i., \l, 4."», V · texte numérisé non relu

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2. Du Beli.av, La Dc/[cnce cl illustration de la langue françoise, H, i.

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ri'^iUilr auloiir de lui cl puisé dans le fonds commun de riuimanité; il a imaginé la comédie de mœurs eld'inlrigue. C'est ici (jue la réforme apparaît profonde et que Jodelle mérite surtout les éloges de Ronsard pour avoir

Rempli premier le François escliauffaut'.

Voilà ce qu'était le théâtre français lorsque Grévin aborda la scène à son tour. A ce caractère dominani, l'ahsence de toute inspiration originale, il faut ajouter des traits secondaires: l'influence d'Aristote, Tinflucnce de Sénèque, l'influence des Italiens. Aristote, après avoir été l'oracle du moyen âge, va devenir le législateur de la scène, et son autorité, tempérée dans les commencements, croîtra jusqu'à la tyrannie. Sénèque possède un crédit non moindre, qu'il doit au goût du temps pour les idées générales et les développements sentencieux. Les italiens ont pour eux la cour, qui les applaudit et les encourage: en 1548, représentation de la Calandria de Bibbiena, donnée à Lyon devant Henri II et Catherine de Médicis. J'ai avancé qu'on a (ort, quand on parle de Jodelle comme d'un précurseur, de ne pas associer à son nom celui de Grévin. Voyons maintenant ce qu'a fait Grévin. Je ne reviens pas sur les questions chronologiques et snecdotiques. Je prends ses pièces dans l'ordre où il les présente en son Théâtre: la tragédie, la TiY'sontVe, les ^^'^a/z/s. J'y joins la PaMorale; elle fait bien partie du théâtre de Giévin: le Journal du Théâtre françois nous a appris qu'elle fut jouée en i-eprésentation publi(|ue, et Grévin se proposait de la comprendre dans la nouvelle édition de ses œuvres dramatiques préparée à Anvei's par ses soins (Voir les Variantes de l'édition d'Anvers).

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