‹ Jacques-Louis David: 1748-1825Chapitre 2 sur 47 · Plusieurs autres études sous le méme numéro · texte numérisé non relu

Plusieurs autres études sous le méme numéro

Cette exposition était d'une importance peu commune et témoignait d’un travail extraordinaire. L’esquisse des Funérailles de Patrocle aelle seule contenait deux ou trois cents figures.

Le succés fut considérable. Déja le jeune peintre est regardé comme un maitre. Germain Drouais, Fabre, Wicar, Girodet viennent se mettre & son école. Premiére ébauche de cet atelier, de ces ateliers ot: passérent la plupart des peintres et sculpteurs du temps. Avoir été l’éléve de David devait étre longtemps considéré comme un honneur. A la fin d’une requéte au Président dela République, en 1852, un certain Lavoipiére se prévaut d’avoir été chargé d’esquisser le javelot de Tatius dans les Sabines.

Pour exposer au Salon, il avait fallu que David fat agréé par l’ Académie.

I] avait recu cette premiére distinction par un vote unanime.

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Ce titre d’agréé lui donnait droit & un logement au Louvre. Il y gagna du méme coup sa femme. Son mariage se conclut avec une simplicité et un manque de romanesque assez rares, mais non sans exemple, parmi les artistes. A Rome, avant son retour a Paris, le jeune Pécoul, son camarade, fils d’un entrepreneur des batiments du roi, a lidée d’un mariage entre sa sceur ainée et ce peintre d’avenir. Il confie 4 David une lettre qui lui servira d’introduction auprés de son pére et nouera les relations. David oublie de remettre la lettre. Il y pense seulement quand il est obligé de s’entendre avec l’entrepreneur Pécoul pour l’appropriation de son nouveau logement du Louvre. Mais pour avoir été différé, le dénouement n’en est pas moins rapide. Le 16 mai 1782, Marguerite-Charlotte Pécoul est sa femme. On peut affirmer que si David a peint quelquefois Vénus, il n’a jamais été bien tourmenté par elle.

Tout en s’occupant de ses noces, David termine son tableau de réception a Académie. Voici ce qu’on lit sous son nom dans le livret du Salon de 1783 : 162. La douleur et les regrets d Andromaque sur le corps d’ Hector, son mari. 163. Deux portraits sous le méme numéro (son oncle Desmaisons et le méde-

cin Leroy).

164. Dessin d’une frise dans le genre antique. 165. Autres tableaux sous le méme numéro.

Parmi ces derniers tableaux se trouvait un Christ en croix, commandé par la maréchale de Noailles pour l’église des Capucins. Peinture fort peu édifiante, David s’étant contenté de peindre le Christ d’aprés l'un des soldats du maréchal.

Le 23 aot 1784, David est élu membre de Académie royale de peinture et d’architecture. C’est a partir de cette époque qu’apparait Vinfluence des études romaines sur son art. II s’était dlécidé année précédente a exposer cette Frise qu’il gardait a l’atelier depuis deux ans. Maintenant il va se donner

tout entier 4 son tableau des Horaces.

Il en parlait depuis quelque temps, essayant des projets.Sa premiére idée

— l’Etat des ouvrages de peinture et de sculpture ordonnés pour le Salon de 4783 et un trés beau dessin conservé au Louvre (N° 3196) nous l’attestent — fut de porter sur la toile le cinquiéme acte des Horaces de Corneille. On y voit, en effet, le vieil Horace défendant contre ses accusateurs son fils, magnifique brute quiattend, presque indifférent, le résultat dela plaidoirie. Sur les marches, le cadavre de Camille auprés duquel pleure Sabine.

Ses amis luiconseillérent d’abandonner ce projet. Le conseil était bon, quoique le dessin ptt faire espérer un excellent tableau et peut-étre mieux composé que — celui qui nous est parvenu. Mais il ne s’agissait dans le dessin que d’un épisode, au lieu que le Serment des Horaces était un symbole. Sous ces espéces, il devait plus profondément toucher le public.

Les idées révolutionnaires prenaient forme, s’imposaient chaque jour plus fortement aux esprits. Il fallait créer des types saisissants de la vertu, raison d’étre el soutien de toutes les sociétés idéales. Si on compte parmi les précurseurs dela Révolution Rousseau et les Encyclopédistes, il ne faut cependant pas oublier Rollin.

Le propre du génie, pour limité qu'il soit — et David est évidemment un génie limité — c’est de sentir avant tous les pensées, les passions, les réves de demain, de leur donner une forme, si bien qu’il semble annoncer et créer cet avenir qu'il a seulement pressenti.

C’est Balzac imaginant des types qui vivront réellement aprés lui, c’est aussi David — aun degré moindre, sans doute, maisen des circonstances infiniment plus dramatiques, — David peignant les Horaces, Socrate, Brutus, au moment ou la vertu patriotique, la vertu philosophique, la vertu civique allaient composer lidéal de la société renaissante.

Dans ce monde en gestation de principes nouveaux, il était inévitable que art ne pit vivre qu’en fonction de son influence sociale.

Et pour donner forme aces vertus qu’onallait bient6t nommer républicaines, David crée en quelque sorte une vertu picturale, une peinture stoicienne,

éprise avant tout de force, de sincérité, de grandeur, mais dépourvue de vie

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et de chaleur, peut-étre par observation trop stricte d’une doctrine, par l’abus de la raison et de l’analyse supprimant cette incertitude, ce trouble, cet affleurement de l’inconscient d’ow naissent les émotions les plus profondes.

Ces tableaux, ou plutét ces exemples historiques, aujourd’hui sans effet et méme ennuyeux, a des Francais affamés de justice, obscurément conscients de leur valeur personnelle et dela place qui leur était due dans l’Etat, comme ils devaient parler! Que l’archéologue d’Agincourt critique les arcs et les colonnades des Horaces, que l’on ergote sur la grosseur d’un bras, sur le plus ou moins de luisant des épées, le public n’en a cure. I ne lit et ne veut lire dans la toile que l’énergie, l’effort désintéressé, le sacrifice 4 une grande idée, ’héroisme qui bientot allait jaillir de toutes les dames.

A aucun moment de notre histoire, l’art de peindre n’agit aussi fortement sur les devenirs de la nation. Comme on disait alors, ces tableaux étaient des livres ouverts oitles plus ignorants pouvaient lire. Evidemment, David ni personne de ses contemporains n’étaient pourrien dans la formation de cet esprit nouveau, de cet élan venudu plus profond de la race; mais ces trois tableaux, quels coups d’épaule !

Les premiers hommes de la Révolution ne s’y trompérent point ; ils firent naturellement & David la place qui lui était due.

Et plus tard, demain, a chaque bond en avant de la formidable machine, a chaque secousse, 4 chaque craquement, a tous les enthousiasmes, a tous les délires, un cri s’éléve: « David, prends tes pinceaux ! »

A ce tableau des Horaces David attache tant d’importance, il sent si vivement qu’il est & cette heure au tournant décisif de sa carriére, qu’aprés l’avoir ébauché a Paris, il se dit qu’ilne peut l’achever qu’a Rome.

Mais le voyage et le séjour sont cotteux, et David n’a peint encore que des tableaux de concours ou des portraits de parents. C’est ici qu’intervient le bon Pécoul. Avec une phrase trop lapidaire pour étre exacte : « Mon gendre, je travaille pour l’argent, vous travaillez pour la gloire », il ouvresa bourse a

David. Celui-ci se met en route avec une véritable escorte, point faché sans

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doute d’apparaitre & ses amis romains en si bel équipage. Prennent donc le coche avec lui, sa femme, Germain Drouais, son éléve, qui vient d’avoir le prix de Rome, deux autres éléves, Wicar et Debret, et encore deux personnes, en tout sept voyageurs.

On s’installe dans un atelier prés de la place du Peuple, au pied de cette colline du Pincio ow l’architecte Valadier n’avait pas encore tracé ses belles allées, et que vient chaque soir rafraichir la brise marine.

Alexandre Péron nous a laissé quelques notes, a lui transmises par Debret, sur la maniére dont furent peints les Horaces.

« Arrivé & Rome, David se mit & Pceuvre, associant Drouais a ses travaux. Son premier soin fut de mannequiner toutes ses draperies avec ce gout tout particulier qu'il possédait 4 unsi haut degré. Drouais les dessina sur le papier pour étre transportées sur toile. Puis David ébaucha son tableau en entier ; ’ébauche faite, il entrepritla figure de l’ainédes Horaces qu’il peignit entiérement aussi finie, aussi achevée qu’on la voit aujourd’hui.

« Tout le tableau fut terminé en onze mois. Drouais y peignit le bras du troisieme Horace dans le fond et le manteau jaune de Sabine. David l’avait aussi chargé de peindre sur son ébauche la figure de Camille, mais le maitre en rentrant lui dit : « Que fais-tu 1a? C’est une figure de platre. » Aprés Vavoir effacée, il la refit entigrement. Toutes les parties du tableau furent exécutées avec cette facilité consciencieuse et appliquée qui est la meilleure et que possédent seuls ceux quiont combattu et vaincu de grands obstacles d’exécution.

« Cependant, le croira-t-on? la seule partie qui lui ait vraiment donné du mal et qui l’ait arrété sérieusement, c’est le pied gauche en avant d’Horace pere. Il l’effaca et le recommenca jusqu’a vingt fois. « Enfin, dit David excédé de fatigue, jele recommenceraijusqu’a ce que j’aie jeté ma gourme. » II entendait par la le vice de son ancienne maniére quiluirevenait de temps en temps. Les obstacles décourageants sont communs dans la pratique de l’art et ne se représentent ordinairement, comme pour le pied des Horaces, que pour des

objets les moins importants et qu’on a lemoins prévus. »

Bas Gere

Jules David dans son livre, indispensable & qui veut connaitre par le détail et le document la biographie du peintre, accorde que le geste des trois Horaces est inspiré du geste du licteur de droite dans Il’Enlévement des Sabines de Poussin.

Cette analogie serait de peu d’importance si elle n’éclairait une face de la psychologie de David. Non seulement David a peu d’imagination, mais il se méfie de celle quila.

Quelques lignes, retrouvées dans un ancien registre de préts de la Biblio-

théque nationale nous renseignent sur la facon dont il concevait ses ouvrages :

Bien qu’aucun de ses biographes n’en fasse mention, il est certain, d’aprés

ces lignes signées de lui, que David recut en 1792 la commande d’un portrait de Louis XVI. A supposer qu'il ait commencé ce portrait, il l’a certainement abandonné et peut-étre détruit le 10 aodt, si ce n’est dés les journées de juin.

Louis XVI, Charles I*"... la rencontre est curieuse, sans plus. Le peintre David n’avait pas hérité du don prophétique de son homonyme. Mais ce qui nous intéresse, c’est de voir que David ayant a exécuter un portrait royal,

pour exciter son imagination paresseuse, mais aussi par un instinct qui

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le pousse a suivre la tradition a l'aide des ceuvres célébres de ses prédécesseurs, s’entoure des effigies royales les plus connues, de méme qu'il utilise pour d’autres ouvrages des modéles antiques et que, dans un simple dessin pour un jeu de cartes, il donne a l’écuyer Ephestion les jambes de la Diane 4 la biche.

Pour ses personnages de premier plan, qu'il s’agisse des Amours de Paris et d’Héléne, du chef de la cavalerie dans les Sabines, de Léonidas dans les Thermopyles, du colonel des Guides dans les Aigles, il lui faut toujours se référer & un camée, a un bas-relief, 2 une médaille, & une statue. En 1805, il demande a Denon quelques moulages d’antiques : « Je ne puis trouver de modéles que parmi les Grecs. » Au moment de composer Brutus, qu'il appelle « un tableau de sa pure invention » et ou ilretracera, d’ailleurs, d’aprés antique, la figure de Brutus et la statue de Rome, il écrit 4 son éléve Wicar, encore au palais Capranica: « Vous me ferez un plaisir de me croquer une téte pour la coiffure et dans la position que je vais vous marquer. Il me semble que vous trouvericz cela plut6t dans les Bacchanales. On y voit souvent de ces Bacchantes avec ces espéces d’atlitude; d’ailleurs, n’importe, pourvu que vous m’envoyiez une coiffure échevelée d'une jeune fille, une coiffure de style. »

Ces emprunts, il les fait sans scrupule, sans chercher a les dissimuler, ainsi qu’ont accoulumé les écrivains classiques imitant les poétes, les dramaturges de l’Antiquité.

Par une modestie devenue aujourd’hui peu commune, il ne prétend pas faire ceuvre personnelle. Il appartient a cette classe d’esprits qui ne recherchent pas Voriginalité. Au lieu de se vouloir différent de ses ascendants, de ses émules, il ne demande qu’a jouer sa partie dans le concert universel. I] n’a point tant souci d’étonner que de se rattacher, d’ouvrir une voie que de suivre la route déja tracée, de révolutionner que de renouer une tradition. I] n’est pas un innovateur mais un rénovateur.

C’est pourquoi limitation ne lui répugne point. Il imite simplement, visi-

blement, avec cette assurance qui nait de la profonde connaissance de soi, de

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la juste estimation de ses forces, résultat de l’étude et de la recherche infatigables. Kt aussi suivant la liberté qui sied entre gens de méme race a travers le temps. II dit :« Raphaél et Poussin, modéles sublimes a imiter. » I] évolue dans une région ot le tien et le mien n’ont qu’une signification accidentelle, ot: Vidée transitoire de propriété abdique devant Tidée d’universel et de permanent. Le plus grand de nos poétes, le plus original, La Fontaine, imite et s’en vante.

Pas plus que son éléve Ingres, dont les compositions sont aussi laborieuses et non moins inertes — notamment ’A pothéose d’ Homére, ce musée Grévin idéal — David ne peut imaginer spontanément.

Imaginer, c’est voir d’ensemble, dans sa couleur, dans son mouvement, une scéne au moment le plus significatif, c’est mettre en évidence, par unart subtil que le spectateur ne pourra soupconner, les caractéristiques principales d’une action. Gros et, aprés lui, Géricault et Delacroix sont doués d’imagination. Dans leurs tableaux tout concourt a action, tout est tracé, composé en vue d’une émotion unique qui doit se transmettre du peintre au spectateur, qu il s’agisse des Pestiférés de Jaffa, de la Méduse oudes Croisés.

Mais chez David, depuis les Horaces jusqu’a Mars el Vénus, faute d’une imagination créatrice de vie et d’émotion, ce ne sont que juxtapositions de visions partielles, d’inventions d’une rhétorique poussive, froides combinaisons qui ne parviennent qu’a donner le sentiment de l’inanimé.

L’imagination est instantanée, c’est une illumination, une intuition. La vision de David est déductive; elle est lentement, péniblement composée de visions ou plut6t de raisonnements successifs qui finissent par détruire l’effet d’ensemble que le peintre a voulu obtenir.

Il se méfie de l’inspiration. « Point d’emportement du pinceau », dit-il.

Dans les Horaces, deux scénes paralléles, mais non liées; d’une part, le pére et ses trois fils, symbole admirable d’énergie, encore qu’un peu extérieur et démonstratif a l’excés, de l’autre les femmes, groupe manqué et purement académique. Méme défaut dans le Brutus, et les critiques contemporains n’ont pas

omis de le signaler.

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Socrate, inspiré des grandes pages de Poussin, est peut-étre de toutes les compositions de David la plus réussie, la plus homogéne. Mais trop d’attiludes concertées, dépourvues de naturel, en un mot plus raisonnées qu’imaginées.

Le Couronnement seul parait vivre parmi ces limbes, encore que les personnages de gauche fassent un peu l’effet de figurants sans emploi. C’est que le caraclére méme de l’anecdote est cette fois Pimmobilité et qu'il s’agissait de retracer, non une scéne inventée, mais un événement réel, une cérémonie d’ot Vimaginalion devait étre bannie, une « peinture-portraits » comme la nommait son auteur et dont la principale qualité devait étre l’exactitude.

Avec les Sabines et Léonidas, David, qui sans doute a senti la justesse des critiques, veut éviter la facheuse dualité. Il place le principal épisode au milieu de la toile, l’environnant de figures destinées a détourner le moins possible lattention du sujet. Mais alors linutilité de cette garniture saute aux yeux, l’attention tout a l’heure divisée est maintenant dispersée.

En résumé, mis a part le Couronnement et peut-étre les Aigles, toutes les grandes toiles de David aboutissent a une faillite.

Et c’est ce méme artiste qui, lorsqu’il peint un portrait, mettant en ceuvre cette technique admirable qui ne parvient pas & sauver ses grands ouvrages, touche la réalité, la vie de maniére si intime, si rigoureuse! C’est qu'il s’agit ici seulement de transcrire, de transcrire avec génie, non de créer.

Mais comme tous les esprits volontaires (et Delécluze a raison d’écrire : « David est le peintre de la volonté »), le peintre des Sabines ne considére, ne chérit que les enfants de son effort, ceux dont il a accouché dans la douleur. Toutes les fois qu’il pourra donner libre cours a son génie, il reviendra a ces compositions sur lesquelles il croyait fonder son immortalité. « Etes-vous toujours dans l’intention de faire un grand tableau d’histoire?... Vous aimez trop votre art pour vous en tenir a des sujets futiles. Vite, vite, mon ami, feuilletez votre Plutarque... »

Ainsi écrivait-il a Gros, qui malheureusement l’écoutait trop bien.

Les Horaces achevés furent exposés dans l’atelier de la place du Peuple. Tout Rome défila devant la toile. Les visiteurs jonchaient le sol de fleurs. Le pape, qui n’avait cependant pas les soucis artistiques d'un Léon X ou d’un Jules II, demanda qu’on lui portat l’ceuvre déja célébre. Elle avait pris la route de Paris.

David, qui se méfiait- de ses chers confréres, avait écrit & son ami le marquis de Biévre, homme influent dans le monde des arts, de veiller & ce que son tableau fit bien placé au Salon. Vaine précaution. L’estampe de Martini nous montre les Horaces accrochés au troisiéme rang, pres du plafond.

Le succés n’en fut pas moins grand, méme auprés des artistes. Ch.-N. Cochin écrit : « David a été le véritable vainqueur au Salon. Il a abandonné cette couleur noire qu'il avait mise 4 la mode et que les autres n’ont saisie qu’a son imitation. C’est un piége qu'il leur a tendu involontairement. Ils’en est tiré et les y a laissés. »

Voici ce que porte le livret du Salon de 1785 :

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