‹ Jacques OrtisChapitre 5 sur 12 · Kxode, ch. x, verset S · texte numérisé non relu

Kxode, ch. x, verset S

Mais Thérèse est innocente, et, loin de te regarder comme injuste, elle t*adore dans toute la suavité de son âme; et, moi, je ne t'adore pas, parce que je te crains; et cependant je sais que j'ai besoin de toi. — Dépouille-toi, mon Dieu, dépouille-toi des attributs dont t'ont revêtu les hommes pour te faire semblable à eux. N'es-tu pas le consolateur des affligés, et ton divin fils ne s'appelait-il pas le Fils de l'homme? Écoute-moi donc : mon cœur te devine ; mais ne t'offense pas des plaintes que la nature tire du plus profond de mon cœur, et je murmure contre toi, et je te prie, et je t'invoque, espérant que tu délivreras mon âme. — Mais comment la délivrer as- tu, si elle n'est pas pleine de toi, si elle ne t'a pas imploré dans la prospérité, et si, pour réclamer ton aide et implorer ton appui, elle a attendu d*être plongée dans la misère? — Elle te craint sans espérer en toi, elle ne désire et ne veut que Thérèse, et c'est dans Thérèse seule, ô mon Dieu ! que je te retrouve et que je te vois I

Oh 1 le voilà hors de mes lèvres, ce crime pour lequel Dieu a retiré son regard de moi. Je ne l'ai jamais aimé comme j'aime Thérèse... Blasphème I faire l'égal de Dieu ce qui ne sera un jour que squelette et poussière!... Humiliation de l'homme I De-

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