‹ JadisChapitre 32 sur 64 · A SÉVILLE · texte numérisé non relu

A SÉVILLE

Fantaisie

ES toldos ne sont plus soulevés doucement, Par Rosine ou Suzanne écoutant une aubade; Almaviva goutteux est devenu maussade; Figaro prend du ventre et s'endort fréquemment.

Chérubin, retraité, parle de ses blessures; Fanchette a des enfants, d'un quatrième époux ; Bartholo qui radote, hélas! n'est plus jaloux. Marceline, toujours, rêve de procédures.

Basile, encor très droit, sec, jaune, obséquieux, Ment, tout comme autrefois, avec un aplomb rare ; Le pesant Brid'oison, de paroles avare, Dit Bonjour et Bonsoir, d'un ton sentencieux...

Les sots ne changent point. C'est la beauté qui passe; C'est l'amour qui s'enfuit avec les gais printemps. Adieu, frêles trésors qu'emportent les autans; Adieu le vif esprit, la jeunesse et la grâce !

Page 1