‹ JadisChapitre 46 sur 64 · IDYLLE · texte numérisé non relu

IDYLLE

'N voit sourire Avril, essayant ses parures : Vert tendre, vert foncé, bourgeons bruns, violets; Adieu, givre! L'Amour peut sortir sans fourrures : La glycine fleurit au fronton des chalets.

C'est le doux renouveau. Salut, saison du rêve! Le cœur battra plus fort dans les sentiers étroits Que borde la pervenche, où l'arbre est plein de sève. Où l'iris va régner sur les plus humbles toits.

Qu'on sera bien à deux, sous la jeune feuillée, A l'abri du soleil, et devisant tout bas, Loin de l'absurde foule à la voix éraillée, Qui se grise et qui crie, en cueillant du lilas.

Mais, chut ! Nul n'oserait parler des matinées Où l'oiseau, par ses chants, célèbre le ciel bleu, Car les taillis, les nids, sont choses surannées : L'adorable printemps est devenu « vieux jeu! »

26 Avril.

36o JADIS

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