PORTRAIT DE L’ARTISTE AUX MASQUES
Coll. A. Lambotte, Esneux
Photo P. Becker, Bruxelles.
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Courtens croustillonne de crottins croûtonnés ses vastes purées de pois.
Les mouchetures de bousiers cantharidés de Théo Van Rysselberghe égaleraient les photozébrures pie-striées de paillettes arlequinées d'Emile Claus, dit le rempart d'Hachetéene. Grosses lumières paysannes, sèches découpures sous art lentillaire d’opticien cécitable. (Je ne céderai pas mon droit d’aînesse pour son plat de lentilles). Claus a tiré le soleil en bouteille, clamerait son ami Kamiel Lemonnier, dit le grosse-caissier de la fanfare luministe symphonisant sur peau d'onagre des accords redondants. Ce vacarme assourdissant couacqué de concert assourdirait un Laermans.
Laveur de Lys, écraseur d'Iris, chatouilleur de rétines bourgeoises, notre Emiel porte allègrement sur son écu d'Éperons butinés en France, un Lys noyé dans Lys symbolisant le « Triumphe d’une vachère flemmende embresant et engloutisant ung chivalier franchais se désaltérant dans l'histoire des Éperons d'or ».
Et quand Emiel dit : « Engsor né sé pas faire tozours lé mèmes chosses. Toutes les grands maîtres ils font touzours lé mêmes chosses ; moi, après mon grand combat des coqs, j'ai touzours fé lé mêmes chosses, mé j'étais bien avec le gouvernement. Demandez à Kamiel.
Il est vrai que Engsor sé tozours promené devant note nez pour la
lumière. Engsor dit aussi que je lé trop regardé en 1889. Je crois qu'il
sé foute de note poière quand il fé sé compochichons relichieux ou
révoluchonnaires. Demandez à Kamiel ».
Notre grand Kamiel doit répondre : « Je ne sais que dire d’Ensor toujours aimé des jeunes, il ne doit arriver, ce serait dangereux pour notre école. Beau tempérament de peintre, certes. Nous avons tout fait, Maus, Picard et moi, etc., etc., pour maintenir cet Anglais rétif,
toujours saboté, dans le terreau gras, plantureux, puriné et coulant de
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nos beaux peintres flamands ; non, non, wallons veux-je dire! Mais il en sort toujours et demeure inclassable. Demandez à Claus ».
L'assiétisme gobeur, un tantinet prétentieux, d'Oleffe indispose maint peintre. On ne refait pas du vieux neuf, les racommodages transpirent toujours. Oleffe serait un iriseur d’assiettes, rinceur de vieilles bouteilles, restaurateur de vaisselle surannée, plongeur sec, ensorisé.
Je n'ai jamais goûté les sujets de notre génial sculpteur Constantin Meunier, mineurs étriqués, superficiels, ternis, mercurisés, plombés, surtout aurifiés, aux yeux d'étain, aux côtes de maïlles, accentués d’un arsenal enclumeux, blindé, tout casserolé de vague ferraile sonnant creux, vaste mensonge métallique, sortes de Chinois mal embouchés, hommes noirs à culs de plomb, grisoutés crochetables ; bêtes de fours, fumistes et fourneaux et autres maréchaux ramollis forgeant mollement d’irréprochables casques à mèches.
Rechiquenaudons les négociants serviles. Plumeoisons onctueux, méchants ânes rouges. Blonds sueurs de faussetés grasses, nordistes perfides Lemmenisés de frais, ces robins atténuent fort poliment mes fraîcheurs et angles picturaux.
Étalons en plein et philosophiquement nos revendications et tant mieux si elles fleurent quelque orgueil semblant téméraire.
Résultats définitifs et probants :
Mes recherches continues, aujourd’hui auréolées, soulevèrent les haines de mes suiveurs escargotés, perpétuellement dépassés. Comment expliquer les appréciations d’un Lemonnier, Mauclair, etc., puisque J'indiquai, il y a trente ans, bien avant Vuillard, Bonnard, Van Gogh et les luministes, toutes les recherches modernes, toute l'influence de
la lumière, l’affranchissement de la vision.
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SHLLATANOS LA LOUUAIX
Vision sensible et clairvoyante, non devinée par les impressionnistes français demeurés brosseurs superficiels, imbus de recettes très traditionnelles. Certes, Manet, Monet révèlent quelques sensations, combien obtuses! Mais leur effort uniforme ne permet guère d’entrevoir les découvertes décisives.
Condamnons les procédés secs et répugnants des pointillistes déjà morts pour la lumière et pour l’art. Ils appliquent froidement et méthodiquement, sans sentiment, leur pointillage entre leurs lignes correctes et froides, n'atteignant que l’un des côtés de la lumière, la vibration, sans arriver à donner sa forme. Le procédé, trop restreint, défend d'ailleurs d'étendre les recherches. Art de froid calcul et d’étroite vision, combien déjà dépassé en vibration!
O triomphe ! le champ de l'observation devient infini et la vision libérée, sensible au beau, se modifiera toujours et discernera avec la même acuité les effets ou lignes où dominent la forme ou la lumière. Les recherches étendues sembleront contraires. Les esprits bornés demandent des recommencements, continuations identiques. Le peintre doit retaire ses petites œuvres et condamner tout au delà ! c’est l'avis de certains censeurs étiquetant, classant nos artistes comme mollusques parqués. Oh! les mesquineries odieuses avantageant les routiniers de l'art! Devant les pauvres d'esprit, le peintre pleinairiste ne peut entreprendre une composition décorative, le portraitiste doit le demeurer à vie!
Encore devant ces pauvres, l'adorable fantaisie, fleur céleste de rosée, inspiratrice du peintre créateur, doit être bannie sévèrement du programme artistique.
Oui, j'ai sacrifié à la déesse vermeille des merveilles et des songes, nécessité complémentaire indispensable à l'artiste, mais crime impardonnable aux yeux de quelques bons apôtres classeurs de renommées
bourgeoises. Alors, mon nom fut rayé de leur liste de novateurs amis.
D mere ve mu sspeRsees
‘Une consolation! Oui, des cubistes citent les angles du «Lampiste» (1880) et les lignes du « Liseur » (1881) en précédents importants; de même nos luministes citent les fines lumières de la « Mangeuse d'huîtres » (1882), des «Enfants à la toilette » (1886), et nos jeunes peintres libérés reconnaissent l'importance de mes recherches multiples
dans les voies variées du beau.