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LES FRÈRES STEVENS

Trio habile et repu, de mousquetaires revomis. Dynastie pesante et affligeante. Ex-crême de Cocodès. Sous-officiers astiqués savonnés au Suc Pivert, à la courbe échine. Ont-ils chiffonnés les jupons et les soies de l'Impératrice et massacré le grand Manet devant les marquises crispées ! Cette dynastie écœure.

Arthur, promenant son échine escogriffine, surtout me révoltait. Son œuil luisant de rat blotti dans un fromage me secouait. Il y avait défiance instinctive et répulsion anormale vaguement carminative. Répugnance justifiée car cet homme avait écorché, écrabouillé, turlupiné, dévoré, assaili, emmarmeladé, détérioré, panné nos beaux peintres. Besogne de sacripant, continuée par Alfred sans la moindre retenue, un échantillon garanti authentique.

L'indiscrétion est permise. Je ne tiens pas à ménager ces démolisseurs à sucoirs, poulpolâtres rampant sur champ de sable, arachnéides moustachus, spadassins soyeux, diplomates à trois dents, teinturiers iodés, boutiquiers formidables, chats bottés, émailleurs de rêves coquelucheux de modistes évaporées.

Au salon d'Ostende, le Roi regardait avec intérêt des paysans

navrés de Laermans. M. Stevens, accourant inquiet, lui dit: « L'auteur

Photo Antony, Ostende.

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