‹ James ThomsonChapitre 125 sur 294 · The sun to me is dark And silent as the moon · texte numérisé non relu

The sun to me is dark And silent as the moon

(Samson Agonistes, v. 81, 88.)

la confusion des deux impressions ne nous choque pas. Mais quand Victor Hugo, un halluciné de la vision, voit un bruit ou un silence, l’impérieuse puissance du maître ne suffit pas toujours à nous faire accepter une assimilation impossible.

« Et c'était le clairon de l’abime..…

Je le considérais dans les vapeurs funèbres

Comme on verrait se taire un coq dans les ténèbres « ...ce clairon qui se tait dans la nuit

Et qu'emplit le sommeil formidable du bruit !. »

Les notations de sons prédominent chez Thomson; et rien n’est plus naturel puisque, selon une observation qui s’est déjà plus d’une fois imposée à nous, ce sont les phénomènes de mouvement et de vie, plutôt que les apparences définitives et immuables qui le frappent et qu'il s'attache à reproduire. Dans l’ & Hiver » où nous avons relevé quarante-deux indications de lumière ou de couleur, les notations de sons s'élèvent au nombre de soixante-deux ?. Le poète, on le sent, n’est sourd à aucune de ces mille voix par lesquelles se manifeste la vie des choses. Il a l'oreille extrêmement sensible aux infinies modulations de ces bruits. Il sait quelle est l’action sur notre âme de cette simple et puissante musique de la nature, et son poème nous en fait entendre l’éternel accompagnement.

Pour traduire les effets sonores qui s'imposent à l'attention la plus superficielle : la voix de la mer, le gémissement du vent, le grondement du torrent ou de la cascade, le vers de Thomson s’enfle ou s’apaise avec une merveilleuse souplesse, et de ces phénomènes si connus il nous donne une représentation également exacte et poétique. Voyez, par exemple (autant qu’une traduction peut viser à rendre un effet dû comme ici à la sono-

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