‹ James ThomsonChapitre 137 sur 294 · An M SE dot (et neide dt L · texte numérisé non relu

An M SE dot (et neide dt L

et que peut-il y avoir dans cette prétendue connaissance qui ne soit l'apport de notre imagination”? L'alouette est-elle vraiment cet « esprit joyeux », cette « gaité sans corps » qui plane et chante dans l’ode de Shelley? Symbole et emblème d’une joie vaillante qui tend vers les hauteurs, tous l’admettront volontiers. Mais nous faut-il croire que ce chant allègre ou ce vol audacieux révèlent les « pensées exquises » de cette petite âme? Un oiseau moins bien doué sera-t-il donc nécessairement plus triste? On oublie que l’alouette emprisonnée dans une cage étroite fait entendre la même chanson joyeuse !. Vous pensez, Ô poète, que lorsque « de son cœur débordent les « mélodies intarissables » ce sont « les champs, les vagues ou « les montagnes; les formes du ciel ou de la plaine, l’amour de «ses sœurs et l'ignorance de la douleur » qui l’inspirent *. Il est sans doute plus vrai qu’elle pense aux mille dangers qui la menacent elle et les siens, et au pauvre nid posé sur le sol sans abri ni défense #. — Le rossignol de Keats « dont l’âme « s'épanche en une extase de bonheur » “est-il plus vrai que celui de Milton, « si mélodieux et si mélancolique ° »? — Le

1. N'est-ce pas l’observation de La Fontaine sur l’alouelte « qui chante encor, quoique près du tombeau »?

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