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Autumn

2. Nous avons parlé du bain de Musidora et des peintures indiscrètes du poète. Dans le même chant, voici :

« ..…. the ruddy maid Half naked swelling on the sight. » Et dans l’Automne :

« Her every charm abroad, the village toast Young, buxom, warm, in native beauty rich, Darts not unmeaning looks. »

(Autumn, 1226-1228.)

Ses statues de bronze n’ont pas moins que les marbres qui figurent les

jeunes filles d'Angleterre ce caractère de beauté pleine, épanouie, un peu matérielle :

« His brother Niger too, and all the floods In which the full-formed maids of Afric lave Their jetty limbs. »

(Summer, 822-824.) 3. De la Lillérature, préface de la 2° édition. 4. 1bid., chap. xv, « De l’Imagination des Anglais ».

\ Science.

Les sciences naturelles, non moins que la philosophie, avaient eu pour Thomson un attrait qui survécut à ses années d'Université. Sa poésie y a plus d’une fois trouvé une inspiration heureuse. Le poème sur la mort de Newton montre avec quel succès son vers et sa langue se prêtaient à l’exposé des grandes hypothèses de la science. Les « Saisons » renferment de nombreux passages où l'auteur mêle à ses descriptions pittoresques le souci d’une explication scientifique. Non pas du reste que le poète oublie son véritable rôle et se place, pour observer la nature, au point de vue qui convient au savant. Les explications et les investigations de la science ne viennent pas plus que les spéculations de la métaphysique troubler sa claire vision des choses. C’est en artiste et en poète qu’il contemple le monde. L'intérêt qu'il prend aux réponses fournies par la science vient s'ajouter chez lui à l’observation directe des apparences, sans dénaturer l'émotion qu’il éprouve ni l'expression qu'il nous en donne. Tout au plus pourrait-on relever quelques rares passages où une confusion s’est établie entre les deux personnages, et où le pseudo-savant vient faire tort au poète. Il lui arrive par exemple, dans un accès de fervente curiosité, de prononcer tel souhait où l'artiste eût dû voir une profanation. Il voudrait pénétrer le secret de la formation des sources, et s’écrie : « O génie de la science... mets «à nu la montagne; révèle sa structure secrète aux yeux « étonnés ! arrache aux Alpes leur fardeau de sapins ; arrache « au Taurus l’énorme et encombrant vêtement de ses bois « affreux ‘..….. »

Inutile de dire que ces notions scientifiques ne sont pas toujours telles que le savoir moderne les puisse accepter. Elles reproduisent les connaissances d’alors telles que pouvait les embrasser un esprit avisé, volontiers hardi dans ces matières, acceptant d'enthousiasme les hypothèses des derniers arrivés

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